Carton rouge au terrorisme

Carton rouge au terrorisme
Bernard Martinez

Avant même que les joueurs ne s'élancent sur les pelouses sud-africaines, les terroristes de tout poil occupent déjà la Une des journaux, tant leurs menaces sont prises au sérieux, même si Pretoria tente de minimiser l'alerte.

À quelques jours du premier coup de sifflet, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) réunissait à Paris une centaine de spécialistes, ainsi que les directeurs des 11 programmes nationaux d'assurance du terrorisme. Au menu : échange de points de vue, partage de bonnes pratiques et, surtout, mise au point d'une plate-forme internationale dédiée à la couverture de ce risque très complexe, nécessitant un suivi sans frontières. Car, sans conteste, la grande difficulté côté assurance est de parvenir à une modélisation performante aboutissant à la bonne tarification des primes. Cette première réunion succède - après plus de cinq ans ! - à la conférence ayant donné naissance au rapport fondateur, Assurance du risque terroriste dans les pays de l'OCDE. Le très emblématique Erwann Michel-Kerjan, qui préside le haut comité consultatif sur la Gestion financière des catastrophes à l'OCDE, rapportait dans un récent article (1) les chiffres qui ont fait vaciller l'assurance mondiale. En trente ans, le terrorisme a tué 10 000 personnes, en a blessé 60 000, tandis que les attentats du 11 septembre 2001 ont démontré combien, au-delà des douloureuses pertes humaines, l'économie dans son ensemble était visée par ces attentats.

Si les États-Unis ont attendu plus d'un an après cette tragédie pour voter le Terrorism Risk Insurance Act, mieux connu depuis sous l'abréviation TRIA, la France, elle, a mis en place le Gareat dès le 1er janvier 2002, modèle, lui aussi, de partenariat public-privé considéré comme exemplaire hors de nos frontières.

L'objectif de l'un comme de l'autre est de faire face à un nouveau sinistre dont le coût risquerait de dépasser les 40 milliards de dollars du 11-Septembre, le plus élevé de l'histoire de l'assurance. Un montant expliqué, entre autres, par « l'hypercorrélation des risques (2) » exposant encore plus fortement les assureurs au terrorisme désormais classé comme « risque catastrophique ».

Aujourd'hui, même s'il ne faut pas écarter les menaces pesant sur l'Afrique du Sud, c'est bien évidemment le sport qui tient en émoi tous les fans, pour qui la seule catastrophe serait de voir la France écartée de la compétition.

1. Terrorisme à grande échelle partage de risques et politiques publiques (à lire sur www.cairn.info/article).

2. Accumulation de risques multiples de nature différente.


L'OCDE A RÉUNI, JUSTE AVANT LA COUPE DU MONDE DE FOOT, DES SPÉCIALISTES ET DES ASSUREURS DU TERRORISME.

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 11 octobre 2019

ÉDITION DU 11 octobre 2019 Je consulte

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Reprise de données budgétaires, comptables et achats des universités Paris Descarte...

Université René Descartes - Paris V Bureau des marchés

15 octobre

75 - UNIVERSITE PARIS DESCARTS

Prestations d'administration du personnel et de paie

SEM Plaine Commune Développement

15 octobre

93 - St Denis

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Carton rouge au terrorisme

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié