Catastrump or not catastrump ?

Catastrump or not catastrump ?
Laetitia Duarte Olivier Baccuzat
Rédacteur en chefolivier.baccuzat@infopro-digital.com

Une surprise, vraiment ? Pas pour tout le monde semble-t-il. Mardi 9 novembre, nous nous sommes réveillés, stupéfaits par la victoire de Donald Trump, qui a déjoué, globalement, tous les pronostics. Ce scenario semble néanmoins avoir été largement anticipé par les marchés financiers. Certes, à leur ouverture, les principales places boursières étaient en recul. Mais contrairement à ce qui se passa en juin, au lendemain du vote des Britanniques en faveur du Brexit, les marchés avaient repris des couleurs dès l’après-midi. Et, à l’instar des valeurs bancaires et financières, tous, quasiment, clôturèrent dans le vert. Idem le lendemain.

Premier enseignement, donc : le triomphe de Trump n’a pas entraîné le cataclysme financier annoncé. Malgré les déclarations ouvertement xénophobes, homophobes, sexistes et populistes de Donald Trump pendant sa campagne, en dépit, surtout, de ses nombreuses contradictions sur le terrain économique, les investisseurs, de toute évidence, attendent d’y voir plus clair. Il faut dire que sitôt sa victoire confirmée, le 45e président des États-Unis, qui prêtera serment le 20 janvier, a mis de l’eau dans son vin, tenant un discours d’unité, plutôt modéré, à rebours des propos provocateurs et outranciers de ces deux dernières années.

Donald Trump : va-t-il vraiment abolir l’« Obamacare », cette assurance maladie obligatoire mise en place par son prédécesseur ?

Pour autant, deux grosses interrogations demeurent s’agissant du secteur de l’assurance. Le résultat de l’élection présidentielle américaine sème désormais le doute sur la politique monétaire de la FED dont la présidente, Janet Yellen, n’est pas ­franchement dans les petits papiers de Donald Trump. Le mois prochain, celle-ci augmentera-t-elle ses taux directeurs comme pressenti initialement, ou, au contraire, préférera-t-elle adopter le statu quo ? Ce sujet est d’une extrême importance pour les ­assureurs français et en particulier pour les assureurs vie. Deuxième interrogation concernant les intentions de Donald Trump : va-t-il vraiment abolir l’« Obamacare », cette assurance maladie obligatoire – mais très coûteuse –, mise en place par son prédécesseur ? Bien que très imparfaite, celle-ci bénéficie néanmoins à près de 20 millions d’Américains ­démunis qui, sans cela, n’auraient pas les moyens de financer une couverture santé. La fin d’un tel dispositif marquerait le retour d’un système 100 % privé au nom de la « liberté économique » prônée par Trump. Une bonne nouvelle, sur le papier, pour les compagnies d’assurance. Mais dans les faits, déductions fiscales ou pas (une promesse électorale qui demande à être éclaircie), il y a fort à parier que les actuels bénéficiai­res de l’Affordable Care Act, l’autre nom de l’« Obamacare », ne puissent s’offrir leurs services. La disparition de la loi sur la protection des patients et les soins abordables serait également préjudiciable aux insurtech, de nombreuses jeunes pousses de la Net économie (que Trump ne porte pas dans son cœur, lui préférant l’industrie) s’étant développées grâce à cette réforme de la santé. ­Jugeons-en par les chiffres : en 2011, juste après l’entrée en vigueur de l’« Obamacare », 1,1 Md $ a été investi dans des start-ups de la santé. En 2014 et 2015, ce montant a grimpé à 4,3 Md $.

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