Cherchez la femme

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Laetitia Duarte Olivier Baccuzat Rédacteur en chef olivier.baccuzat@infopro-digital.com

« C’est toujours un aussi bel événement, toujours aussi riche, toujours aussi intéressant, mais ça manque un peu de femmes. Il y a malheureusement toujours autant d’hommes », me confiait, assez dépitée, une dirigeante de compagnie, lors de la 16e édition des Journées du courtage, qui viennent de se dérouler les 12 et 13 septembre à Paris. À l’instant où celle-ci prononçait ces paroles, un rapide tour de tête autour de nous lui donnait plutôt raison : dans les travées du Palais des congrès, bien plus de costumes sombres masculins que de tailleurs féminins. Un constat renfor­cé, pour couronner le tout, par l’image de ces jeunes hôtesses chargées de distribuer des flyers d’exposants et affublées, pour l’occasion, de tenues plutôt riquiqui, qui ont fait jaser.

Alors, l’assurance et le courtage, plus particulièrement, terres de machisme ? Ou les remarques entendues ici ou là pendant ces deux jours sont-elles des cas isolés ? La vérité, comme toujours, est entre les deux.

Prenons les chiffres. Comme nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes, la gent féminine représente près de 60 % des effectifs de la profes­sion, au sens large, et près de la moitié des cadres. Dans le courtage, selon les chiffres de la CSCA, la proportion est même de deux tiers – un tiers, quasiment. Bien d’autres secteurs ne peuvent en dire autant. Mais ces chiffres constituent néanmoins l’arbre qui cache la forêt. Car plus on monte dans les strates hiérar­chiques, plus la prédominance des hommes est avérée, quoique l’assurance fasse plutôt figure de bon élève par rapport à d’autres. D’ailleurs, faisons notre mea culpa à L’Argus : sur les douze dirigeants invités à débat­tre au cours des trois conférences plénières organisées pendant les Journées du courtage, neuf étaient… des hommes. Comme quoi, on ne peut donner tout à fait tort à la dirigeante citée plus haut.

Comment inverser la tendance ? En France, on adore les lois. Mais malgré un arsenal législatif plus qu’abondant, les lignes bougent à peine en matière d’égalité hommes-femmes (salariale ou dans les instances dirigeantes). Marlène Schiappa, la secrétaire d’état à l’égalité entre les femmes et les hommes, en a même été réduite à utiliser la technique du name and shame (littéralement « nommer et faire honte » en anglais) en épinglant publiquement deux entreprises arrivant en queue de peloton du palma­rès de la féminisation des instances dirigeantes des plus grandes entreprises françaises (classement où deux assureurs, CNP, 2e, et Axa, 9e, figurent dans le Top 10… soit dit en passant).

Bref, un geste fort, mais aussi un aveu d’impuissance, la politique du bâton ayant ses limites. Au Canada aussi, ils dispo­sent de lois. Mais tout ne repose pas là-dessus. Les Canadiens misent aussi beaucoup sur l’éducation. Des plus petits, mais aussi des plus grands. Aviva Canada, le courtier Mills Brokers Insurance Solutions et l’Ivey Business School de la Western University de la province de l’Ontario viennent d’ailleurs de signer un partenariat prévoyant la création d’une bourse d’études dédiée aux femmes âgées de 40 ans et moins travaillant dans l’assurance. Une bourse créée en l’honneur d’une dénommée Christie Mills qui créa, en 1979, son propre cabinet de courtage. Envers et contre tous.

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