Du bon usage de l'assurance-crédit

Du bon usage de l'assurance-crédit
Laetitia Duarte Olivier Baccuzat
Rédacteur en chefolivier.baccuzat@infopro-digital.com

«L’assurance-crédit pour tous». C’est le titre du guide pratique publié la semaine dernière par le médiateur national du crédit. Un document d’une trentaine de pages à destination du monde de l’entreprise, plus particulièrement des patrons de PME, rédigé en collaboration avec des orga­nisations patronales (bâtiment, industries mécaniques, métallurgie, entre autres) et, surtout, avec la participation des plus gros acteurs du secteur : Altradius, Coface et Euler Hermes qui pèsent plus des trois quarts du marché mondial.

Pourquoi une telle mobilisation géné­rale ? Parce qu’en France, de nombreuses entreprises mettent la clé sous la porte alors que leur carnet de commandes n’est pas forcé­ment dégarni, que leur activité ne périclite pas. La faute à des milliards d’euros d’impayés. Ce sont quelque 21 Md€ qui devraient être versés aux PME et ETI, s’ils étaient payés en temps et en heure, selon les estimations de la Fédération nationale de l’information d’entreprise, la Figec. «L’aggravation du risque de défaillance lié au report des règlements est une constante observée depuis de nombreuses années (…), même lorsque les retards sont de durée limitée», rappelait d’ailleurs dans son rapport 2015, publié en février, l’Observatoire des délais de paiement.

Dès lors qu’une entreprise subit un ou des retards de paiement supérieurs à trente jours, la probabilité de devoir baisser le rideau définitivement augmente donc de manière exponentielle, établit Alta­res. L’an dernier, ce cabinet estimait à un quart la proportion de défaillances d’entreprises liées à un retard de paiement. Et, encore, c’est sans compter le risque d’un effet domino (le fournisseur qui n’est pas payé se trouve dans l’incapacité, à son tour, de régler ses factures, etc.) qui, par ricochet, est lui aussi grandissant...

Bref, l’enjeu est de taille en termes de trésorerie et de risques financiers. D’où l’intérêt de souscrire une assurance-crédit, même si le médiateur se défend de tout appel du pied en ce sens : «Bien sûr, cela constitue un élément stabilisateur, mais c’est à chaque entreprise d’avoir une vision claire de la situation de ses clients», précise Fabrice Pesin… ancien secrétaire général adjoint de l’ACPR. Sous-entendu : à elle d’être en alerte afin de savoir si ces derniers sont à même de payer leurs factures.

Mais si une grande entreprise a les moyens de jauger la solvabilité de son débiteur, une PME dispose-t-elle des outils néces­saires à une bonne appréhension d’un tel risque ? Pas vraiment. Sauf à recourir à une assuran­ce. La pratique est répandue. Sur les quelque 630 Md€ que pèse aujourd’hui le crédit interentreprises, près de 200 Md€ sont garantis par une assurance-crédit. Mais, c’est là que le bât blesse : selon des statistiques (déjà) vieillissantes de la Banque de France, parmi les entreprises comptant plus de dix salariés, 10 % seulement ont souscrit une assurance-crédit qui, au-delà du suivi des risques, propose surtout une indemnisation en cas d’impayés.

Dès lors qu’une entreprise subit un ou des retards de paiement supérieurs à trente jours, la probabilité de devoir baisser le rideau définitivement augmente de manière exponentielle.

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