[DOSSIER] Crise en Chine : l’assurance et la réassurance [...] 4/5

Edito : Quand la Chine s'essoufflera...

Edito : Quand la Chine s'essoufflera...
bernard martinez François Limoge, rédacteur en chef délégué de l'Argus de l'assurance.

Même dans les scénarios les plus optimistes, cette « transition » n’en devrait pas moins fortement secouer l’économie de la planète.

Le monde est-il à la veille d’une nouvelle crise économique ? Jacques Attali s’en inquiète. « Nul ne voit, en particulier, que ce qui se joue en Chine peut entraîner, par contagion, une dépression planétaire si nous n’agissons pas vite », écrit l’économiste sur son blog (1), le 17 août dernier. Il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois : l’arbre grec cache la forêt chinoise !

Et le véritable été « pourri » de Pékin n’est pas venu démentir ces sombres prévisions, avec une Bourse de Shanghai qui chute de 30% en quelques semaines, un gouvernement qui dévalue à trois reprises le yuan et, enfin, la catastrophe de Tianjin, qui, au-delà du terrible bilan humain, dévaste l’un des poumons économiques du pays. La première puissance commerciale de la planète va mal. Elle enregistre sa plus faible croissance depuis une trentaine d’années. L’« usine du monde » est concurrencée par d’autres pays plus compétitifs et la consommation intérieure peine à prendre le relais.

Dans son rapport annuel sur l’économie chinoise, publié mi-août (2), le Fonds monétaire international confirme le trou d’air. La croissance devrait passer sous les 7% cette année. Mais le pays est engagé dans « une transition vers une croissance plus sûre et durable », à condition toute­fois, selon le FMI, de libéraliser l’économie. Même credo de la Banque mondiale pour qui la Chine « maintient une présence étatique envahissan­te dans ses banques et autres institutions financières ».

Cela dit, même dans les scénarios les plus optimistes, cette « transition » n’en devrait pas moins fortement secouer l’économie mondiale. Dans une note de fin juillet (3), Patrick Artus, chef économiste de Natixis, prévoit une croissance potentielle de la Chine à 3% dans les années 2020, avec des « effets considérables » pour l’ensemble des autres pays. Qui seront les grands perdants ? Les pays asiatiques et d’Amérique latine, estime un document de travail de la Banque de France (4). De quoi interroger tous ceux – notamment dans l’assurance – qui ont assis leur stratégie et leur développement sur le boom des pays émergents ! ?

1. www.attali.com.
2. www.imf.org.
3. Flash économie – Natixis : « La croissance potentielle de la Chine : des années 2000 aux années 2020 », n° 626.
4. « Vers un recouplage ? », étude de l’impact mondial d’un fort ralentissement chinois au travers des canaux du commerce et des prix des matières premières par Ludovic Gauvin et Cyril Rebillard.

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