En vert... mais pas contre tous !

En vert... mais pas contre tous !
Bernard Martinez

S'il est un sujet rarement abordé, c'est bien celui de l'étiquetage environnemental des produits financiers (remercions nos confrères du quotidien la Tribune qui l'évoquent dans leur édition du 22 novembre). Aujourd'hui, chacun d'entre nous décode à la perfection les étiquettes multicolores présentes sur les appareils électroménagers. Plus la flèche est dans le vert, moins ceux-ci consomment d'énergie. Gare aux notes dans le rouge ! Un indicateur fort prisé, tant son utilité se transforme invariablement en économies d'énergie, donc en économies tout court.

Pourquoi vouloir transposer cette forme d'étiquetage sur des produits d'épargne ou d'assurance a priori fort peu énergivores ? Sans doute parce qu'à aucun moment Grenelle 1 et 2 ne les écartent de cette obligation entrant théoriquement en vigueur le 1er janvier 2011. Mais ce n'est pas là l'essentiel. En réalité, le mouvement, initié dans le secteur de l'assurance par l'AFA (Association française de l'assurance) mais aussi concrètement par les précurseurs que sont la Maif et la Macif, vise à donner aux consommateurs toutes les informations capables de motiver leur choix.

Un choix dont l'enjeu n'est pas négligeable, à en croire le cabinet Utopies, qui offre à la réflexion de l'épargnant des formules chocs du type : « 10 000 € sur un compte courant polluent plus qu'un 4 X 4. » Une équation qui repose sur l'estimation des émissions annuelles de gaz à effet de serre induites par les investissements. Ainsi, à en croire ces calculs, un million d'euros placé en action chez un pétrolier générerait 4 800 tonnes de CO2 contre à peine 400 pour une obligation de l'État français.

Certes, mais comment le faire savoir ? Et voilà qu'entrent en scène les indicateurs adoptés par l'Association pour la transparence et l'étiquetage des produits financiers (ATEPF) et qui pourraient être confirmés par l'Ademe et l'Afnor. Trois critères sont passés au crible puis notés de 1 à 5 : la sécurité, qui mesure le risque financier pour le client ; la responsabilité, qui évalue l'intégration des critères ESG (environnement/social et sociétal/gouvernance) ; et enfin le critère « climat », qui estime l'intensité carbone des activités financées.

Fort de ces trois notes, le consommateur agit en toute connaissance de cause. Aujourd'hui, il peut le faire sur les produits d'épargne proposés par les entreprises pionnières ; il pourra le faire très bientôt sur l'assurance auto, à la faveur d'un test à la Maif, et l'expérimenter sur les crédits aux particuliers. À terme, les MRH pourraient, elles aussi, entrer dans la danse.

Le vert serait donc à la portée de tous, y compris dans l'assurance. Mais faudra-t-il pour qu'il prenne racine trouver l'accroche gagnant-gagnant qui a permis son succès au rayon électroménager ?

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