L'exemple britannique

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Olivier Baccuzat Rédacteur en chef olivier.baccuzat@infopro-digital.com

Après la remise des Trophées de la Femme dans l’assurance, il y a un tout petit peu plus d’un an, le 29 novembre 2016, vous aviez été nombreux à nous suggérer d’élargir ces récompenses à la diversité dans son ensemble. Et à ne pas les cantonner aux seules femmes. Et au seul enjeu de la parité. Non que ce sujet ne soit plus d’actualité. Au contraire. Les chiffres de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance parlent d’eux-mêmes : si bien des progrès ont été accomplis – c’est incontestable –, ils nous montrent aussi qu’il y a encore du chemin à parcourir.

Mais la parité femmes/hommes n’est qu’un versant de la diversité, dont les autres facettes sont le handicap, les différences culturelles, ethniques et sociales, l’orientation sexuelle ou l’âge. Voilà pourquoi, cette année, nous innovons en introduisant un prix récompensant la meilleure initiative en matière de pari­té, mixité sociale et diversité.

Un seul prix ? Certains esprits chagrins estimeront que c’est bien timide. Mais comme le rappelle Catherine Fassi, la présidente de notre jury 2017, « les niveaux de maturité » des initiatives en faveur de la diversité sont « assez hétérogènes d’une entreprise à l’autre ». Comme elle le dit si bien, « ce sont des démarches indispensables ». Mais force est de constater qu’aborder les questions de mixité sociale ou LGBT en entreprise est loin d’être simple. C’est même souvent un tabou. En France du moins.

Dans les pays anglo-saxons, au Royaume-Uni notamment, on a l’art d’appeler un chat un chat et, donc, de parler ouvertement – ce qui n’empêche pas de le faire avec pudeur – des discriminations subies par des femmes ou des hommes du fait de leur couleur de peau, de leur religion ou de leur orientation sexuelle. Réputés pour leur flegme, nos amis britanniques n’en sont pas moins pragmatiques. 98 % des personnes participant à l’édition 2017 du Dive In Festival, cette manifestation lancée il y a deux ans par le Lloyd’s, se disaient convaincues que « la diversité, c’est bon pour le business ». Message sous-jacent : qu’importent les différen­ces. L’important, c’est que les collaborateurs d’une entreprise soient acceptés tels qu’ils sont, car c’est le meilleur moyen de faire en sorte qu’ils soient épanouis au travail. Et, par conséquent, efficaces et performants.

Dans la presse « assurantielle », nos amis britanniques ont également un temps d’avance. À l’occasion, toujours, du Dive In Festival 2017, l’Insurance Post, cousin de L’Argus outre-Manche et propriété depuis mars du même groupe que notre journal, a consacré son numéro de juillet à la diversité. Et de manière décapante. Pourquoi ? Parce que sans sombrer dans le pathos, nos confrères ont fait témoigner, à visage découvert, des représentants de minorités évoquant l’exercice de leur profession au quotidien et les discriminations dont ils font l’objet, ou non. Arriver, un jour, à en faire de même dans nos colonnes constituerait une sacrée avancée. Il n’y a plus qu’à.

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