L'externalisation a des limites !

L'externalisation a des limites !

Les acteurs du marché de l'assurance s'interrogent tous sur la meilleure stratégie à conduire pour la gestion de leurs propres actifs. Les partisans de la gestion en interne déploient autant d'arguments pertinents que ceux favorisant la stratégie contraire. Reste à conclure, pour l'observateur que nous sommes, que les deux approches remplissent leur office, même si, aujourd'hui, chacun souhaiterait voir s'installer à la hausse ses ROE (return on equity) ou, en bon français, ses rendements sur capitaux propres. Il faut dire que les deux années passées ont mis à mal des taux autrefois supérieurs à 20 % et qui parviennent à présent difficilement à dépasser la barre des 15 %, à en croire une étude réalisée par Accenture et RBC Dexia auprès de quelque 80 gestionnaires de fonds dans le monde.

Cette même étude met en évidence une tendance structurelle que les sociétés de gestion soient internes ou pas. Cette tendance consiste à externaliser les activités de back-office, soit toutes celles liées à l'administration ; et même, pour certaines sociétés, celles du middle-office, qui consiste à valider les opérations et la répartition du portefeuille. L'objectif est unique : réduire les coûts. Et les entreprises prestataires de ce service peuvent tenir cette promesse en délocalisant vers des contrées riches en compétences et peu croqueuses de charges sociales, l'Inde en tête, mais aussi l'Europe de l'Est.

À mieux regarder, les sociétés de gestion avancent d'autres arguments pour justifier leur stratégie, mais aucune ne parvient à égaler ce score de 95 % relatif aux espoirs de réduction de coûts. Néanmoins, le renforcement de la flexibilité est attendu par 84 % d'entre elles, l'amélioration de la qualité par 78 % ou encore la volonté de se concentrer sur l'activité stratégie de front-office pour 76 %. Mais l'étude ne s'arrête pas là : elle mesure aussi les gains réalisés. Et là, patatras, adieu veaux, vaches, cochons, couvées... Les réductions de coûts opérationnels estimées à 32 % n'atteignent que 22 % ; les réductions de coûts des infrastructures et des applications informatiques enregistrent 13 points d'écart entre les 31 % estimés et les malheureux 18 % réalisés, quant à l'amélioration de la qualité, les comptes n'y sont pas non plus.

Bref, l'externalisation n'est pas l'eldorado attendu, même si, en période de crise, la sous-traitance est sans doute l'une des voies à explorer pour améliorer la rentabilité de ses capitaux propre... Mais pour combien de temps ?

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