La collective de demain

La collective de demain
LAETITIA DUARTE François Limoge Rédacteur en chef délégué flimoge@argusdelassurance.com

Un peu plus de vingt après sa sortie, en 1995, le célèbre ouvrage de Jeremy ­Rifkin, La fin du travail, continue de faire débat. Pour résumer un peu rapidement, l’économiste explique dans son livre que le progrès technologique et la mondialisation condamnent peu ou prou un retour au plein-emploi, et qu’il est nécessaire de sceller un nouveau contrat social, en développant, ­notamment, le tiers secteur. Directement ­inspirée de cette thèse, la proposition de ­revenu universel du candidat Hamon à l’élection présidentielle a fait couler beaucoup d’encre, dont celle de l’essayiste libéral ­Nicolas Bouzou, qui vient de publier Le travail est l’avenir de l’homme, où il tend à démontrer que le robot n’est pas l’ennemi de l’emploi, bien au contraire.

Chacun choisira son camp, mais, à défaut de consensus, il ressort bien de ces débats l’idée forte d’une trans­formation du travail et de l’emploi. Sans toutefois annoncer la fin du CDI !

La note d’analyse publiée en septembre par France stratégie (1) révèle des mouvements contrastés de l’indépendance, qui recule au profit du ­salariat dans certains métiers, comme ceux d’agriculteurs ou de médecins, mais ­progresse en revanche dans d’autres professions, ­notamment celles de l’artisanat (plombier, peintre…). Sans parler des allers-retours plus fréquents d’un statut à l’autre, par choix ou contrainte.

Des évolutions du travail et de l’emploi qui ne peuvent que déstabiliser la protection sociale complémentaire d’entreprise.

Des évolutions qui ne peuvent que déstabiliser la protection sociale ­complémentaire d’entreprise, la collective pour reprendre le jargon de la profession par opposition aux contrats indi­viduels. L’Inspection générale des affaires ­sociales (Igas) a, de sa propre initiative, travaillé, l’année dernière, sur la thématique des plateformes collaboratives et de la protection sociale, et le rapport publié en mai 2016 (2) préconise entre d’autres « d’autoriser les plateformes collabo­ratives […] à contribuer, sur une base volon­taire, à la protection sociale ­complémentaire et supplémentaire des travailleurs collaboratifs indépendants qui exercent une activité par leur intermédiaire ».

La branche du Syntec, qui couvre notamment les sociétés du numérique, a également investi ce terrain en annonçant en juillet dernier la ­signature d’un « partenariat inédit » avec des ­acteurs de l’as­su­rance – Axa, Harmonie mu­tuelle, Humanis et ­Malakoff ­Médéric – afin de mieux couvrir les entrepreneurs contre, notamment, les risques sociaux.

Mais au regard du poids économique et des enjeux sociaux que représentent les couvertures prévoyance, et désormais santé, dans le cadre professionnel, on pourrait imaginer que les différentes familles de l’assurance concernées – compagnies, mutuelles et groupes paritaires – participent aussi à cette réflexion sur la collective de demain.

1. Salarié ou indépendant : une question de métiers ? France stratégie, note d’analyse septembre 2017, n° 60.
2. Les plateformes collaboratives, l’emploi et la protection sociale, rapport établi par Nicolas Amar et Louis-Charles Viossat, membres de l’Inspection générale des affaires sociales, mai 2016.

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