LA CONFIANCE RÈGNE...

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Décidément, le docteur Guy-Marie Cousin, le très remuant président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens (Syngof), a une dent contre les assureurs. Il les accuse d'un véritable " racket ". Le motif invoqué est simple et médiatique : la hausse vertigineuse des primes de responsabilité civile (15 000 € pour 2003 contre 9 000 € auparavant, selon le Syngof). Et cela, malgré les concessions de l'État permettant aux assureurs de limiter, notamment, la durée de leur garantie. L'image populaire de " l'assureur voleur " est donc tenace, même auprès de professions dites intellectuelles. Mais cette agressivité envers l'assurance témoigne en réalité de l'incompréhension des mécanismes qui la régissent. Ils sont, il est vrai, difficiles à résumer en une phrase... donc peu médiatiques. La suspicion est telle que plusieurs syndicats de praticiens maintiennent leur intention de déposer une plainte pour abus de position dominante contre le Groupement temporaire des assureurs médicaux et les assureurs. Pourtant, Jean-Pierre Florin, son président, martèle que le montant des primes correspond à la réalité des risques, et que le groupement donne la possibilité à l'ensemble des assurés de résilier leur contrat au 1er juillet 2003 s'ils trouvent ailleurs de meilleures conditions d'assurance. Pas convaincu, le docteur Guy-Marie Cousin n'en démord pas : le Syngof a demandé la création d'une commission de contrôle des sinistres pris en charge. La confiance règne... L'accord du 10 janvier dernier, prévoyant notamment la revalorisation des honoraires des spécialistes, comporte un volet RCP qui semble satisfaire les autres syndicats représentant environ 90 % des praticiens. Pour autant, la méfiance persiste : les syndicats maintiennent leur action judiciaire contre les assureurs. En outre, les médecins espèrent bien " récupérer " une partie des 50 M€ correspondant aux deux tiers des primes RCP payées par les caisses d'assurance maladie aux spécialistes libéraux conventionnés du secteur I. Enfin, la volonté de mettre sur pied un dispositif d'assurance collective, dont la forme reste encore à définir mais dont l'objectif est de limiter la dérive des primes, atteste aussi de la défiance à l'égard des tarifs concoctés par les assureurs. Ces derniers ont donc sans doute intérêt à communiquer les montants des capitaux versés aux patients victimes d'erreurs médicales, qui n'hésitent plus à aller en justice pour obtenir réparation de leur préjudice.

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