La longue retraite du CAC

Le 4 septembre. Voilà une date qui parle aux Français à double titre. D'abord, parce qu'elle marque la capture de Napoléon III par les Prussiens, à Sedan et la proclamation, depuis la place de la Concorde, de la IIIe République par les Parisiens. C'était il y a 140 ans. Mais surtout, parce que, le 4 septembre 2000, un vent d'excitation quasi-hystérique soufflait à la Bourse de Paris dans l'attente spectaculaire d'un CAC à 7 000 points. Déception, à la clôture, il enregistre 6 922 points. Et depuis, il n'a jamais fait mieux. Pire, les dix dernières années ont de quoi faire mentir l'adage invariablement brandi par tous les boursicoteurs de la planète : « les actions sont toujours gagnantes à long terme ! ».

Aujourd'hui, l'indice de la place parisienne hésite entre 3 200 et 3 600, jouant avec les nerfs des zinzins mais surtout des petits épargnants. En effet, même si notre modèle de régime de retraite par répartition protège davantage les retraités que celui, plus couramment utilisé dans le monde, de retraite par capitalisation, l'esprit des réformes actuelles incite tout à chacun à thésauriser en prévision de ses vieux jours. Un bref coup d'oeil de l'autre côté de l'Atlantique tend à démontrer que le pouvoir d'achat des anciens vit au rythme des rendements boursiers. Or, là aussi Paris est à la peine. Alors que, de 1900 à 2009, le rendement réel annuel moyen s'établit à 3,1 %, il dégringole à - 1,8 % si l'on se réfère aux seules dix dernières années.

Bref, même si nos compatriotes sont 73 % à approuver la mobilisation du 7 septembre(1) et seulement 21 % à avoir tenté de calculer le futur montant de leur retraite(2), le climat est suffisamment morose pour qu'ils tendent l'oreille à toutes les offres individuelles ou collectives capables d'assurer un complément à leur retraite par répartition. Or, comment promouvoir ces produits conçus tout naturellement sur du long terme au vu des résultats catastrophiques des marchés boursiers ? Un handicap majeur que viennent alourdir les différentes annonces gouvernementales assassinant toutes formes de niches fiscales eu égard aux milliards nécessaires pour alimenter une Cades qui ne saurait se satisfaire des 3,2 milliards trouvés sous le rabot.

(1) Selon le sondage Obea/infraForces pour France Info et 20 Minutes.

(2) Étude BNP Paribas/Altedia.


L'ESPRIT DES RÉFORMES ACTUELLES INCITE TOUT UN CHACUN À THÉSAURISER EN PRÉVISION DE SES VIEUX JOURS.

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