Le jour d'après

Le jour d'après
François Limoge, Rédacteur en chef délégué © Laetitia Duarte

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans n’ont pas connu ! Celui où les rentrées universitaires, bien plus tardives qu’aujourd’hui, prenaient des allures de foire commerciale. Quand l’étudiant avait réussi à échapper aux vendeurs d’abonnement à la presse, il tombait irrémédiablement sur les mutuelles étudiantes. Soit généralement deux petites tables, l’une aux couleurs de la mutuelle nationale, la Mnef avant son naufrage et son remplacement par LMDE, l’autre vantant les mérites de la mutuelle régionale, le plus souvent une Smer… quelque chose.

Un point de passage obligé dans la mesure où elles seules pouvaient proposer l’adhésion au régime de Sécurité sociale étudiant, sésame d’une inscription en fac. à tarif identique, le choix était guidé par d’autres considérations, de la sensibilité politique – l’une était réputée de gauche, les autres plus conservatrices – à la tchatche de l’étudiant de permanence, en passant par les recommandations très catégoriques des aînés : « Prends celle-là, elle est bien mieux ! »

Soyons honnêtes, ces mutuelles ne vivaient pas que des remises de gestion de l’Assurance maladie. Elles faisaient aussi un vrai boulot de mutuelles, en proposant de la complémentaire santé. Sauf que la première activité prenait souvent le pas sur la seconde, affaiblissant l’argument du guichet unique.

à compter de cette rentrée, tous les étudiants seront affiliés au régime général. La mauvaise qualité de service aura eu raison du système : Macron a chassé les mutuelles étudiantes de l’université et les voilà obligées de s’inventer un nouvel avenir. La restructuration est en marche (lire pp. 14 à 16), mais la spécialisation difficile, nombre d’assureurs complémentaires couvrent à des tarifs très attractifs les enfants d’assurés qui fréquentent l’enseignement supérieur.

Et pourtant, pour peu que la qualité de service soit au rendez-vous, le concept d’une couverture santé en prise avec le monde étudiant n’est pas dépourvu de sens. Les besoins de prévention sont réels à l’âge de toutes les prises de risques. Quant à l’adaptation de l’offre, elle s’avère plus que jamais nécessaire à une époque où les étudiants ont la bougeotte. Qui a cherché une offre pour son enfant envoyé quatre mois en Asie en est vite convaincu.

Enfin, il n’y a qu’à voir les efforts des banquiers, eux ont bien compris que l’étudiant d’aujourd’hui était le client de demain !

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