Les comparateurs vers l'âge de raison

« Non » et « oui ». Benoît Hamon, ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation, énonce pour le moins ses réponses clairement lorsque la rédaction de L'Argus de l'assurance l'interroge sur les comparateurs (1). Non les comparateurs n'ont pas dicté la loi consommation. Oui la possibilité offerte aux consommateurs de changer d'assureur ouvre des opportunités à la comparaison. Un avis bien tranché que d'aucuns pourraient attribuer aux origines bretonnes (2) du ministre ! Mais il n'en est rien, car, au chapitre de la comparaison, l'opinion est souvent radicale.

Le phénomène des comparateurs s'est généralisé en Europe. Il reste à harmoniser les pratiques, mais la volonté commune de les encadrer ne fait aucun doute.
Ainsi, lorsqu'Actuaris rassemble la profession pour présenter une nouvelle solution et donne la parole à Stéphane Chappellier, associé responsable du pôle IARD, ce dernier lance que la promulgation de la loi « Hamon » est en quelque sorte l'année 1 d'une nouvelle vie pour le secteur de l'assurance, qui devra désormais compter avec les comparateurs. Une évolution qui n'a pas échappé à la rue de Saint-Pétersbourg, depuis laquelle Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Gema, tempête encore contre cette loi, qui, selon lui, n'aura pas permis de dissiper le flou qui entoure cette pratique Internet.

Il en appelle même à l'Europe, estimant qu'elle pourrait encore intervenir dans le cadre de la directive Dia 2. Une intervention dont la teneur est peut-être à aller chercher du côté du rapport de l'Eiopa publié il y a quelques semaines, après une large consultation de six mois. Or, à sa lecture et au regard des commentaires faits par Gabriel Bernardino, président de l'Eiopa, il en ressort que le phénomène des comparateurs est désormais généralisé, même si l'harmonisation des pratiques est, là aussi, loin d'être totale dans les vingt-huit pays de l'Union européenne. En revanche, ce qui ne fait aucun doute, c'est l'intention commune de vouloir encadrer. Gommer les flous relatifs aux liens capitalistiques, commerciaux, contractuels ou relationnels avec d'autres acteurs, promouvoir la transparence, la simplicité et l'équité de la pratique de comparaison, élargir les critères au-delà des seuls tarifs et, enfin, éviter le jargon en proposant un glossaire à la disposition du public.

Quelques pistes qui balisent l'avenir, tandis que les comparateurs font leur petit bonhomme de chemin, certes moins vite que ce que leurs business plans initiaux pouvaient laisser espérer à leurs investisseurs de la première heure, mais quand même ! Ainsi, même si certains ont déjà plus de sept ans, 2014 pourrait bien être l'année de l'âge de raison... et des bénéfices, comme le laissent déjà supposer les résultats 2013 agrégés du Lynx en France et de Restreator en Espagne (deux comparateurs du groupe Admiral), qui engrangent ensemble 2,9 M€ de bénéfice alors que l'activité était déficitaire en 2012.

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