Lobbisbille !

Depuis quelques jours, la foule est moins dense dans la salle des quatre colonnes et la salle des pas-perdus de l'Assemblée nationale. En

"Représentants d'intérêts" et non "lobbyistes", un terme qui en dit long sur le sentiment à l'égard de ceux accusés de défendre des intérêts particuliers alors même que nos élus se doivent à l'intérêt général.
cause, non pas la lassitude des médias, mais un nouveau règlement entré en vigueur le 1er octobre et encadrant au plus près les relations entre les députés et les « représentants d'intérêts » comme la France s'entête à nommer les lobbyistes. Une coquetterie de langage qui en dit long sur le sentiment national à l'égard de ceux que les Français accusent de défendre des intérêts particuliers alors même que nos élus se doivent à l'intérêt général.

Il n'empêche, « une autre conception du lobbying tend à émerger, qui fait des lobbies des acteurs nécessaires de l'élaboration de la loi », souligne dans son rapport du 27 février 2013, Christophe Sirugue, député PS de la 5e circonscription de Saône-et-Loire et président de la délégation chargée des représentants d'intérêts et des groupes d'études. Fort de ce constat et convaincu de la nécessité de contenir d'éventuels débordements, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, a fait siennes la plupart des propositions de ce groupe de travail pour limiter une trop grande « intimité » et organiser une « transparence » jugée désormais nécessaire.

Ainsi, finis les badges d'accès à l'année pour les lobbyistes qui devront à chaque visite refaire leur demande et la motiver ; finie l'organisation de colloques dans l'enceinte de l'Assemblée « assortissant le droit d'intervention à une participation financière » ; place à un registre très complet exigeant toutes les informations relatives à leurs clients et aux objectifs fixés ainsi que le chiffre d'affaires que cette activité leur rapporte. Une transparence proche de celle constatée à Bruxelles et qu'acceptent sans problème les 5 500 lobbyistes inscrits auprès de la Commission. Qu'en sera-t-il des quelque 150 représentants d'intérêts jusque-là identifiés au palais Bourbon ? Et parmi eux certains oeuvrant pour une meilleure compréhension des problématiques liées à l'assurance pour lesquelles les élus semblent avoir particulièrement besoin d'informations ! Tout en considérant « en off » que ces bisbilles pourraient entraver quelque peu leur action, ces habitués du ton feutré qu'exige l'exercice de leur profession, prennent acte de ce nouveau règlement et s'apprêtent à se déporter de quelques mètres... dans les restaurants situés autour de la place du palais Bourbon !

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