Mené en bas taux ?

L'alignement de planètes esquissant le thème astral de l'Eurocroissance et de Vie Génération promettait de placer ces naissances sous les meilleurs auspices. Ces deux nouveaux types de contrat d'assurance vie, lancés aux côtés des fonds en euros et des unités de compte, répondent - sur le papier - aux besoins de financement de l'économie et principalement des PME ; au souci légitime des épargnants de préserver leur capital ; et, enfin, satisfont les assureurs qui retrouvent là leur tempo traditionnel d'investissement : le long terme. Bref, un gagnant-gagnant-gagnant potentiellement boosté par la faiblesse du rendement du livret A, ramené à 1 % depuis le 1er août 2014. Un seuil psychologique qui, selon une étude Ifop, conduirait les Français à changer leurs habitudes. Une grande majorité d'entre eux annoncent qu'ils déserteront le petit livret rouge au profit de l'assurance vie. Mais attention, les plus de 65 ans, les diplômés (bac +3) et les sympathisants de gauche lui resteront fidèles... Reste à savoir s'ils s'entêteront, si le livret A devait encore perdre des points...

Est-il aujourd'hui raisonnable de lancer un contrat d'assurance vie disposant d'une poche importante d'obligations souveraines ?

Difficile question que celle des taux bas ! Et les assureurs ne cessent de se la poser avec d'autant plus d'intensité que le loyer de l'argent s'oriente inexorablement à la baisse. Jamais, pour s'endetter, l'État français n'a connu d'aussi bonnes conditions. L'OAT, l'emprunt à dix ans, flirte avec les 1,2 %. Et l'Hexagone n'est pas un cas isolé : l'Allemagne emprunte en dessous de 1 % et même les pays dits périphériques connaissent une chute spectaculaire des taux d'intérêt.

Si le maintien d'un rendement autour de 2 à 2,5 % semble provisoirement possible pour les contrats nés à l'époque où la France empruntait à 5, 4, voire 3 %, qu'en est-il pour les nouveaux contrats ? Est-il aujourd'hui raisonnable de lancer un contrat d'assurance vie disposant d'une poche importante d'obligations souveraines, comme c'est le cas de l'Eurocroissance et de Vie Génération ? Certains spécialistes avancent même qu'un contrat lancé dans les semaines à venir servirait moins, à l'arrivée, que le plus basique des fonds euros déjà existant. Il serait donc urgent d'attendre pour limiter l'effet des bas taux... Une attente qu'organise parfaitement le gouvernement, puisqu'après avoir tardé à publier l'ordonnance (n° 2014-696 du 26 juin 2014) lançant officiellement ces contrats annoncés fin 2013, il traîne encore pour les décrets d'application. Est-ce plus ou moins conscient ? Peu importe. Il peut prendre son temps, le marché n'est pas pressé d'être mené en bas taux !

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