On est bien peu de chose !

En 4 jours, 63 000 vols annulés, près de 7 millions de voyageurs bloqués, errant dans l'un des 313 aéroports transformés en parkings d'avions : dame nature reprendrait-elle ses droits ?

Un rappel à l'ordre sévère pour les compagnies aériennes, principales victimes économiques de l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll. Air France-KLM estime les pertes quotidiennes à 35 ME, soit 5 ME de plus que British Airways. Au total, l'association internationale du transport aérien évalue ce manque à gagner global à près de 200 ME chaque jour !

À cela, il convient d'ajouter les estimations des tour-opérateurs, les pertes d'exploitation des entreprises d'import-export utilisant le fret aérien, ainsi que tous les petits tracas financiers des uns et des autres contraints par les circonstances à rater un rendez-vous d'affaires crucial ou... des vacances de rêve. Face à cette situation inédite, le premier réflexe est le recours à son assureur. C'est lui, bien sûr, qui remboursera ou indemnisera qui son billet d'avion, qui ses pertes d'exploitation. Que nenni ! Ce cas de force majeur dédouane les assureurs de leurs obligations. Reste les assisteurs, souvent derniers recours des voyageurs en perdition, qui usent de patience et d'astuces pour faire face à un véritable stress. Sur le pont, ils assurent !

Tout cela ne serait rien si l'épisode touchait à sa fin. Mais il n'en est rien. Ce chapelet de volcans n'a pas dit son dernier mot et laisse planer une incertitude incompatible avec nos plannings, reportings et autres organisations pragmatiques. Interrogés sans cesse sur toutes les chaînes de télévision et dans tous les journaux, scientifiques et historiens rappellent que le temps de la Terre n'est pas celui de nos Blackberry. Ils rapportent qu'une telle éruption peut durer des jours, des semaines, des mois, voire des années. Ils racontent que les dérèglements climatiques consécutifs au réveil d'un volcan islandais voisin, en 1783, ne sont pas étrangers aux jacqueries et autres révoltes présidant à la Révolution française.

Bref, ils donnent à cet événement une lecture différente, provoquant des sueurs froides chez nos dirigeants, sur lesquels repose la responsabilité de fermer l'espace aérien. Impossible d'ouvrir le parapluie sous cette avalanche de cendres volcaniques qui nous rappelle instamment que l'on est bien peu de chose !


LE RÉVEIL D'UN VOLCAN NOUS RAPPELLE QUE LE TEMPS DE LA TERRE N'EST PAS CELUI DE NOS BLACKBERRY, ET QU'ON NE PEUT PAS OUVRIR LE PARAPLUIE SOUS UNE AVALANCHE DE CENDRES.

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