Panache !

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© ©BERNARD MARTINEZ

À 81 ans, ses propos comme ses actes ont le pouvoir de faire bondir ses titres à Wall Street ou de dicter la conduite des plus grands milliardaires de la planète. De lui, Bill Gates dit : « Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui ait une vision aussi limpide du monde des affaires. » C'est dire si un tel oracle est observé et suivi dans chacune de ses « actions » ! Qui est-il ? Warren Buffett, bien sûr ! Voici pourquoi, lorsqu'il y a quelques jours il annonçait le rachat massif des actions de Berkshire Hathaway, de part et d'autre de l'Atlantique, analystes, observateurs et investisseurs sont restés en suspens. Que faut-il comprendre derrière cette stratégie en désaccord total avec le credo du vieil homme rabâché pendant des décennies, « le rachat n'est pas une vision, c'est un frein au développement et à la croissance » ?

Celui que la finance internationale voit comme un trend setter vient-il d'initier une tendance au risque de mettre à mal les fondements les plus essentiels des places boursières mondiales, à savoir le financement des entreprises, à l'heure où, parallèlement, toutes les banques rechignent à prêter en euros comme en dollars ?

Cette tendance pourrait largement séduire les banquiers et les assureurs. En effet, la grande braderie des cours est en marche, et lorsque, après la première démarque à - 40 ou - 50%, certaines grandes valeurs du CAC affichent du - 60 ou - 70%, la foire aux bonnes affaires est ouverte. Des bonnes affaires ? Toute la question est là, car si Warren Buffett motive sa stratégie en lançant depuis le Nebraska un laconique « Il ne faut investir que dans ce que l'on comprend », est-ce à dire qu'aujourd'hui seules les siennes disposent de la transparence préalable à tout investissement, en particulier à celui dont le montant pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars ? En effet, le communiqué émanant de Berkshire Hathaway signale que « les rachats ne seront effectués s'ils ne réduisent pas la liquidité en dessous de 20 milliards de dollars », alors que ce conglomérat à forte coloration financière disposait, au 30 juin, de 47,9 milliards de dollars de liquidités renforcés en août par les remboursements d'emprunts consentis, entre autres, à Swiss Re.

Voilà ce qui s'appelle avoir les moyens de ses ambitions ! Reste à savoir si les tenants et aboutissants sont aussi clairs de ce côté-ci de l'Atlantique... Et, surtout, si le panache de nos quelques milliardaires irait jusque-là, eux qui n'ont pas encore consenti à signer la Giving Pledge, soit la promesse de donner 50% de sa fortune, faite à ce jour par 69 richissimes Terriens... dont zéro Français !

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