Pas à pas

Pas à pas
©BERNARD MARTINEZ

Mieux vaut prévenir que guérir. Le bon sens populaire est un formidable allié de l'assureur. Il dit en cinq mots ce que de longs discours peinent à imposer. Ainsi, face à un certain désengagement des pouvoirs publics sur le registre de la prévention, les acteurs de l'assurance s'emparent de ce terrain de prédilection. Un terrain particulièrement favorable, car il force au consensus et excelle sur le registre de la communication. Comment, en effet, ne pas adhérer aux messages prônant la prudence pour soi-même et pour les autres ?

Voilà donc pourquoi à travers, entre autres, l'association Assureurs Prévention, le marché appelle à la mesure de nos comportements, qu'il s'agisse de la consommation d'alcool, de la conduite au volant, des catastrophes naturelles ou encore des accidents de la vie quotidienne. Sans oublier la santé... surtout depuis qu'elle occupe systématiquement le trio de tête des préoccupations des Français.

Or, pour prévenir certaines maladies cardiovasculaires, les cancers ou des maladies métaboliques, il suffit souvent de mettre un pied devant l'autre. À quand la prescription sur ordonnances d'un nombre de pas à effectuer par jour ? Sans être la panacée universelle, l'activité physique s'invite chaque fois au débat et les spécialistes la parent de toutes les vertus. Ainsi, podomètre à l'appui, une récente étude (1) démontre que les Français réalisent en moyenne 9 340 pas par jour (entre 700 et 42 500) en semaine et 7 920 le week-end. La différence tient essentiellement au temps passé devant la télé et autres écrans. Les voilà donc, les ennemis de la prévention pour la santé, les responsables de notre sédentarité hautement nuisible alors que les médecins préconisent 10 000 pas par jour. Une solution : supprimer les télécommandes et placer l'écran le plus loin possible du fauteuil !

Au-delà de l'angélisme qui accompagne souvent les discours sur la prévention, ne faut-il pas chercher qui en sont réellement les bénéficiaires ?

Au-delà de l'angélisme qui accompagne trop souvent les discours sur la prévention, ne faut-il pas chercher qui en sont réellement les bénéficiaires ? Les Français eux-mêmes, cela va de soi ! Les assureurs, bien sûr, qui voient la sinistralité baissée. L'État, qui réduit son déficit de la Sécurité sociale à bon compte. Mais comment promouvoir ces actions de prévention auprès d'intermédiaires, rémunérés sur la base d'un pourcentage de la prime versée, qui courent le risque de voir celle-ci diminuer au fur et à mesure que la préven-tion fera son oeuvre ? Si pas à pas la France prévient plus qu'elle guérit, le modèle existant n'aura-t-il pas vécu ?

1. ÉTUDE DE L'INSTITUT DE RECHERCHE BIO-MÉDICALE ET D'ÉPIDÉMIOLOGIE DU SPORT (IRMES) ET DE BVA, MARS 2012.

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