Pierre précieuse

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© ©BERNARD MARTINEZ

« Quand le bâtiment va, tout va. » Ces paroles historiques lancées par le député maçon Martin Nadaud en 1850 auront tant marqué les esprits que Maurice Chevalier en écrivit une chanson cent ans plus tard et que l'adage fait toujours référence. Reste à savoir s'il révèle encore la réalité qui était la sienne lorsque le pouls de ce secteur bâtait pour le coeur de l'économie nationale.

Aujourd'hui, ce n'est pas le bâtiment qui va, mais l'immobilier. Et les pulsations sont telles qu'elles parviennent à gonfler une bulle dont beaucoup annoncent l'explosion depuis déjà de nombreux mois. En vain, les prix continuent de progresser en France (même si les cassandres prévoient encore un retournement), tandis que les investisseurs soulignent l'attrait de cette classe d'actifs sur laquelle la mondialisation n'a pas vraiment prise, chaque marché national vivant à son propre rythme au mépris de celui de son voisin. Résultat, en diversifiant les implantations géographiques et les destinations d'usage (habitation, bureau, commerce), les risques sont maîtrisés et les rendements « presque » garantis.

Une analyse qui, si elle semble avoir échappé un temps aux investisseurs institutionnels que sont les assureurs, reprend du service sous le double joug de la directive Solva 2 - qui charge moins cet actif en capital que d'autres - et de la crise des dettes souveraines embarquant dans sa chute les cours des actions sur toutes les places mondiales. Ainsi, malgré un désengagement régulier depuis deux décennies, n'établissant plus cette poche qu'à 3,8% de l'ensemble des actifs en 2010 (soit 63,4 Md€ sur 1 680,9 Md€ d'actifs), l'intérêt apparaît renouvelé en tout cas pour Axa Real Estate, qui vient d'annoncer la création d'un fonds immobilier pouvant, grâce à un effet de levier, investir jusqu'à 2,5 Md€.

Autre actif de diversification ayant le vent en poupe : les infrastructures. Allianz postulerait ainsi pour la reprise de l'activité eau de Veolia environnement au Royaume-Uni, après s'être offert le réseau de gaz de E.ON, à l'image de l'acquisition d'une filiale de GDF Suez par CNP assurances.

Et voilà comment, loin de la volatilité des valeurs cotées ou de l'insécurité de certaines obligations souveraines, les briques et le mortier reviennent sur le devant de la scène pour démontrer encore et encore qu'en matière d'actifs la pierre est indéniablement précieuse.

L'IMMOBILIER REPREND DU SERVICE SOUS LE DOUBLE EFFET DE LA DIRECTIVE SOLVABILITÉ 2 ET DE LA CRISE DES DETTES SOUVERAINES QUI ENTRAÎNE LA CHUTE DES COURS DES ACTIONS SUR TOUTES LES PLACES MONDIALES.

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