Une drôle de campagne

Une drôle de campagne
Olivier Baccuzat, Rédacteur en chef

Les adhérents de la Fédération française de l’assurance ont désigné le président de la FFA pour les trois années à venir. Ça n'est pas Bernard Spitz, qui occupait cette fonction depuis octobre 2008 et briguait un quatrième mandat, mais Florence Lustman, directrice financière et membre du comité exécutif de La Banque postale et ex-secrétaire générale de la Commission de contrôle des assurances (l’ex-ACPR).

Drôle de campagne que celle que nous venons de vivre, puisqu'il n’y en a pas vraiment eu. Pendant près de trois mois, un seul candidat était officiellement déclaré : le président sortant, qui avait les faveurs des bancassureurs. Il aura fallu attendre que ce dernier jette l’éponge six jours à peine avant l’assemblée générale de la FFA pour que la candidate soutenue par les sociétés anonymes et plusieurs mutualistes sorte enfin du bois. Bref, tout s’est joué dans la dernière ligne droite et surtout en coulisses, au terme d’innombrables et interminables tractations entre les trois familles.

L’élection à la présidence de la FFSA, puis de la FFA, a toujours été une affaire de diplomatie et s’est toujours jouée en amont. Et pas vraiment au moment du vote des adhérents. Fort bien. Mais quand on nous dit que l’assurance doit vivre au diapason d’une société civile dans laquelle les mots débat et transparence n’ont jamais été aussi importants, il paraît curieux que la campagne à la présidence d’une des fédérations patronales les plus puissantes du Medef ne fasse pas l’objet d’une confrontation de programmes et d’idées des candidats en lice.

Cela s’entend que, sur des sujets aussi épineux et techniques que ceux traités par les assureurs, mieux vaut ne pas étaler en public ses divergences et adopter en privé un consensus à travers une candidate trouvant grâce aux yeux de tous. Réjouissons-nous d’ailleurs de l’arrivée d’une femme à la tête de la FFA. Quel formidable symbole dans un secteur par trop masculin ! Mais gare à ce que les luttes intestines (ou d’egos) entrevues pendant cette campagne ne laissent pas de traces. Quelques jours avant de retirer sa candidature, Bernard Spitz ne confiait-il pas à la presse spécialisée la nécessité de consolider les fondations de la maison commune de l’assurance, jugeant celle-ci encore « fragile » après trois ans d’existence ?

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