Viva la Robolution !

Dans moins de dix ans, le marché mondial de la robotique pourrait bien exploser pour atteindre un chiffre d'affaires de plus de 200 Md€, contre 26 Md€ en 2013. Certes, l'équipement industriel poursuit son rythme de croissance annuel de l'ordre de 10%, mais le vrai booster de cette robolution est domestique, si l'on en croit le nombre de projets en cours d'aboutissement, exposés à Lyon au salon Innorobo (du 18 au 20 mars).

Ainsi, soixante-cinq ans après l'invention par Isaac Azimov du mot robotique né dans son recueil de nouvelles Robots, le monde s'apprête à reconnaître les lois qu'il avait énoncées, visant à faire des robots les amis des hommes et non ces androïdes cruels décrits par la mythologie ou la littérature du XIXe et du début du XXe siècle.

L'invasion des robots pourrait démultiplier les actions de prévention, changer la donne en RC, modifier la notion de dépendance.
Aujourd'hui, la recherche en robotique porte sur les services, la téléprésence, la chirurgie, l'éducation, la santé... en quête de solutions potentielles à des équations jugées insolubles, comme le maintien des personnes âgées à domicile, l'accompagnement des personnes handicapées ou la pénurie de chirurgiens dans certains déserts médicaux.

Or, dans la bataille mondiale à laquelle se livrent déjà les acteurs de ce marché, la France est plutôt bien placée, à en croire Bruno Bonnell, président du Syrobo (1). Il situe la recherche hexagonale à la troisième place dans le monde et lance à qui veut l'entendre qu'en la matière « la France est la Californie de l'Europe [et que] la robotique devrait créer des milliers d'emplois ». Le discours a ému le gouvernement, qui vient de présenter un fonds d'investissement public-privé doté de 80 M€ dans lequel se trouve, entre autres, le groupe AG2R-La Mondiale. Une incursion assurantielle intéressante si l'on mesure l'impact que cette robolution pourrait avoir sur le marché. L'invasion des robots pourrait démultiplier les actions de prévention, changer la donne en RC, modifier la notion de dépendance... sans parler de leur capacité à remonter des millions de données individuelles susceptibles de nourrir le Big data naissant.

Enfin, ces nouveaux compagnons aux formes humanoïdes pensés pour pouvoir vivre à nos côtés, dans nos propres meubles, devront eux aussi être assurés pour les dommages auxquels ils s'exposent et ceux qu'ils sont susceptibles de provoquer. Car même si, comme l'édicte Azimov dans ses lois, « un robot ne peut porter atteinte à un être humain » et « doit obéir aux ordres que lui donne un être humain », le risque et l'aléa de voir la nature reprendre ses droits sont toujours là !

1. Syndicat de la robotique de service professionnel et personnel.

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Commentaires

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