Y'a qu'à, faut qu'on

Y'a qu'à, faut qu'on
Laetitia Duarte Olivier Baccuzat Rédacteur en chef olivier.baccuzat@infopro-digital.com

Àla longue, on finissait par se demander si la loi Pacte (pour « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») chère à Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, n’allait pas connaître le même sort que la loi Macron 2, dont elle est inspirée. À savoir être reportée sine die après avoir été maintes fois annoncée. Aux dernières nouvelles, la présentation en Conseil des ministres de ce texte de « transformation de l’économie », initialement prévue pour le 18 avril, puis pour le 2 mai, serait remise au 30 mai, voire au 6 juin, selon le cabinet du ministre. On en sait plus, néanmoins, sur les intentions du gouvernement concernant les volets retraite et assurance vie de ce futur projet de loi. Le 3 mai, Bruno Le Maire a en effet commencé à abattre ses cartes. Notamment lors d’un colloque organisé par l’association d’épargnants Afer.

Sur l’assurance vie, pas de « grand soir », pour reprendre les propos du ministre lui-même, si ce n’est la volonté de développer les contrats eurocroissance. L’exécutif nourrit ainsi l’espoir de voir passer leur encours de 2 à 20 Md€ d’ici à deux ans. Charge aux assureurs d’être « offensifs », de simplifier ce type de produits et de fixer les rendements propices à l’atteinte de tels chiffres. Sans plus de détails. Bref, le message est un peu le suivant : « Y’a qu’à, faut qu’on. » C’est un peu le même discours sur le volet épargne retraite. Avec des annonces plus ou moins nouvelles (portabilité des contrats Madelin, Perp, Perco et autre article 83 ; sortie en capital ou en rentes ; incitations fiscales), et de fortes ambitions (300 Md€ d’encours d’ici à la fin du quinquennat). Mais pour savoir précisément comment tout ceci va s’articuler, il faudra attendre. Là encore, c’est « Y’a qu’à, faut qu’on ». Dans les deux cas, on comprend bien la philosophie du gouvernement : inciter les épargnants à mieux préparer leur retraite en les attirant vers des produits plus risqués, mais davantage rémunérateurs – des actions plutôt que des obligations d’État – et, par la même occasion, renforcer le financement de l’économie et les fonds propres des entreprises.

Mais l’épargnant, lui, qu’en pense-t-il ? Est-il prêt à adopter un profil plus risqué ? Pas sûr, si l’on en juge un sondage sur l’assurance vie publié la veille de l’annonce du ministre par nos confrères du quotidien Les Échos. Certes, il faut toujours raison garder avec les enquêtes d’opinion menées auprès d’échantillons soi-disant représentatifs. Mais, année après année, en dépit de quelques inflexions, elles disent toutes à peu près la même chose : l’épargnant français privilégie avant tout le placement de bon père de famille – et donc la sécurité – plutôt que de risquer de perdre une partie de ses économies en recherchant le rendement et la performance. A fortiori lorsque les solutions qui lui sont proposées sont compliquées et peu claires. Ce qui est le cas pour l’instant. « La première impression est toujours la bonne, surtout quand elle est mauvaise », aimait à plaisanter le journaliste et essayiste Henri Jeanson. Rien n’est plus vrai en matière d’épargne, où il n’y a pas de « Y’a qu’à, faut qu’on » qui tienne. Tout est histoire de confiance. Ce qui ne se décrète pas.

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