Thierry Martel (Groupama) : il faut « inventer de nouveaux produits à capital garanti à terme »

Thierry Martel (Groupama) : il faut « inventer de nouveaux produits à capital garanti à terme »
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Le directeur général de Groupama réagit à son tour sur l'environnement de taux négatifs qui amène à repenser le modèle de l'assurance-vie, mais aura aussi des répercussions sur l'assurance dommages.

Depuis la rentrée, nombre d'assureurs se sont exprimés sur l'environnement de taux négatifs, emboîtant le pas aux déclarations du vice-président de l'ACPR Bernard Delas sur la fin du fonds euro. Le directeur général de Groupama Thierry Martel prend, à son tour, position sur cette nouvelle donne économique dans l'Argus de l'assurance.

« Groupama a la spécificité d’être depuis longtemps attentif à ce sujet. Nous avons incité nos sociétaires à diversifier leur épargne en augmentant la part des UC. Nos unités de compte sont construites pour limiter la volatilité et sont adaptées aux profils des clients. La véritable question qui se pose est de savoir quels seront les produits de demain ?», explique-t-il.

De nouveaux produits à inventer

Et de détailler : «Le fonds euros va avoir dorénavant une rentabilité très faible, inférieure à l’inflation, il sera dans l’intérêt du client/sociétaire d’aller vers une variété de supports dont les perspectives de rentabilité pourront être supérieures. Ainsi, il faudra orienter les épargnants vers plus d’UC et vers une nouvelle forme de produits à capital garanti uniquement à terme, qui reste à imaginer. Les fonds en euros actuellement accumulés ont vocation à se réduire dans les années qui viennent. Il faudra par ailleurs, encore plus qu’aujourd’hui, avoir une approche individualisée en fonction du client, de son âge, de son appétence au risque, de son horizon de placement pour lui proposer le produit d’épargne qui lui correspond le mieux, ce qui est conforme avec l’approche mutualiste du métier d’assureur».

Impact sur les tarifs en dommages

L'assurance dommages subira, elle aussi, l'impact des taux bas. « Les indemnisations versées sous forme de rente aux victimes sont actualisées avec les taux d’intérêt du moment. Quand ceux-ci baissent, les provisions augmentent mécaniquement. L’environnement de taux d’intérêt négatifs va donc venir alourdir le coût de l’indemnisation des dommages corporels ce qui aura nécessairement une incidence sur les tarifs », prévient Thierry Martel.

Et de remarquer : « En assurance vie comme en assurance dommages, l’arrivée des taux négatifs oblige à revisiter la réglementation qui n’a pas été conçue pour un tel environnement ». Une allusion, notamment, au cadre prudentiel de Solvabilité 2, le choc de taux à la baisse dans la formule standard ne prenant pas en compte la possibilité de taux d'intérêts négatifs. Le recalibrage de ce choc de taux est au programme de la révision 2020 de Solvabiliité 2 dont les travaux ont débuté au printemps dernier.

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