Pourquoi investir dans les infrastructures en Inde est plus que jamais une bonne idée

Pourquoi investir dans les infrastructures en Inde est plus que jamais une bonne idée

A l’heure où les investisseurs se demandent où aller trouver du rendement dans un univers de taux durablement bas et rendu anxiogène par la crise du covid 19 qui touche tous les pays, l’investissement dans des actifs réels trouve toute sa pertinence. Le marché des infrastructures est toujours florissant compte tenu des besoins mondiaux et plus particulièrement ceux des pays émergents. L’Inde est une zone particulièrement intéressante à cet égard aussi bien en raison de la résilience de son économie que des opportunités qu’elle offre.

Même si certaines voix s’élèvent pour relativiser le dynamisme économique de l’Inde, le pays présente une indéniable résilience. Surtout au regard de l’affaiblissement économique à venir de l’ensemble des pays mondiaux face à la pandémie de covid 19. Si l’on se penche en arrière, l'Inde s'est hissée à la 5e place du classement mondial, dès 2017, avec une croissance annuelle moyenne de 7,2 % sur une période de 18 ans. Elle a conservé cette position jusqu'en 2019, bien que la croissance ait commencé à ralentir sensiblement au cours du second semestre de l'année dernière. En octobre 2019, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé que la croissance du PIB pour l'année civile serait de 6,1 %, mais en janvier 2020, il a révisé cette estimation à la baisse pour atteindre seulement 4,8 %, le rythme le plus lent depuis 2008.

Résilience économique

Les toutes dernières prévisions du FMI publiées en avril 2020 prennent en considération l'impact du covid 19. L'économie indienne ne devrait croître « que » de 1,9 % cette année avant de rebondir fortement à 7 % en 2021. Bien que faible, l'Inde devrait néanmoins connaître la croissance la plus vigoureuse de toutes les économies du G20 et se révéler la plus dynamique parmi les pays émergents et en développement d'Asie. En effet, les prévisions de 1,9 % pour l'Inde se comparent à seulement 1,2 % pour la Chine, -5,9 % aux États-Unis et -7,5 % dans la zone euro.

Principal élément porteur pour son économie : l’Inde jouit d’un formidable essor démographique. Avec plus de 1,3 milliard d'habitants, elle arrive au second plan mondial par sa population. Les Nations unies estiment que la population augmentera de plus de 300 millions de personnes au cours des 25 prochaines années et qu'en 2028, elle dépassera la Chine pour devenir la nation la plus peuplée du monde. Chaque jour, la population augmente de 37.000 personnes, et chaque semaine, les naissances totalisent trois fois le Stade de France. Environ une personne sur six sur terre vit en Inde.

Autres forces du pays : ses systèmes juridiques et politiques, son engagement en faveur de la démocratie et de l'État de droit, et son attitude positive à l'égard des entreprises. Elle a une longue tradition de travaux publics et une grande partie des infrastructures du pays a été réalisée par des agences gérées par le gouvernement. Elle dispose d'un programme visionnaire d'investissements dans les énergies renouvelables et reste en bonne voie pour atteindre ses objectifs de croissance très ambitieux.

Une main d’œuvre qualifiée

Dernière richesse du pays et non des moindres : sa main d’œuvre. En effet, l'Inde compte une population en âge de travailler de 930 millions de personnes, un chiffre qui devrait dépasser celui de la Chine en 2025 et atteindre 1,03 milliard d'ici à 2030. Le pays dispose encore d'une main-d'œuvre agricole relativement importante, qui représente environ 43 % du total, l'industrie et les services comptant chacun pour un peu moins de 30 %.

La faiblesse la plus souvent citée est un système bureaucratique parfois complexe, qui ne répond pas toujours aux attentes du secteur privé, et une répartition des responsabilités entre l'État et le gouvernement fédéral qui peut également ralentir la prise de décision.

Les autorités indiennes ont pourtant réagi à la crise du covid 19 par des mesures de politique monétaire décisives.  En plus des injections substantielles de liquidités dans le système financier, la Banque de réserve de l'Inde (RBI) a réduit son taux d'intérêt officiel de 75 points de base à 4,40 %, soit un niveau inférieur à celui de la crise financière mondiale de 2008-09. Deux jours seulement après la première période de blocage de 21 jours, le gouvernement a annoncé un plan de relance de 20 milliards de dollars visant à réduire la faim et la pauvreté des plus démunis.

Des projets visionnaires

Dans ce contexte, le marché solaire conserve toutes ses promesses et ses ambitions. La capacité solaire totale installée est passée de 2,6 GW en 2014 à 28,2 GW en 2019. En 2017, l'Inde disposait déjà d'une capacité de production d'électricité basée sur les technologies renouvelables d'environ 57,2 GW, dépassant pour la première fois la capacité des grandes centrales hydroélectriques. En mars 2019, ce total est passé à 77,64 GW, dont 36,3 % pour l'énergie solaire et les chiffres de décembre 2019 de l'Autorité centrale de l'électricité affichent un taux de croissance annuel de plus de 20 %. Lors du sommet des Nations unies sur le climat en 2019, le gouvernement a encore augmenté ses objectifs en matière d'énergies renouvelables pour atteindre un total de 227 GW d'ici à 2022, dont près de 113 GW proviendraient de l'énergie solaire.

C’est dire si le pays regorge d’opportunités pour les investisseurs à la recherche d’actifs réels susceptibles de faire avancer la transition énergétique. Actifs d’autant plus prometteurs qu’ils ne sont pas vraiment corrélés aux cycles économiques.

De tels investissements sont, par ailleurs, des aubaines pour les investisseurs institutionnels et les sociétés de gestion au regard des nouvelles réglementations françaises : les gérants de portefeuille sont effectivement contraints aujourd’hui de publier des reporting extra-financiers (cf article 173 de la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte). Et ce, de façon à démontrer leur action envers la protection de l’environnement.

Tous ceux qui souhaitent investir dans des infrastructures solaires en Inde ont l’embarras du choix en matière d’outils. Ils peuvent déjà le faire via des IDE (investissement direct étranger). Il existe aussi les fonds de dette et les green bonds (obligations vertes) où l’investissement se fait via des programmes obligataires. Les rendements sont moins importants que ceux en fonds propres mais offrent la régularité. Se sont aussi développés depuis de nombreuses années des fonds fermés du type FCPR aux avantages fiscaux non négligeables. Existe également le mandat sous gestion où le gérant construit à la demande de son client un portefeuille d’actifs. Ceux-ci peuvent donc être en partie constitués d’infrastructures solaire indiennes.

Tous ces outils n’ont qu’un seul but : capitaliser sur les énormes besoins énergétiques indiens et les actions menées conjointement par les mannes publiques et privées pour produire une électricité verte. Les infrastructures solaires indiennes se révèlent ainsi de véritables réponses à tous ceux qui souhaitent associer investissement engagé et rendement.

A titre d’exemple, ThomasLloyd a tout récemment annoncé que SolarArise India Projects Private Limited («SolarArise»), entreprise dans laquelle ThomasLloyd a investi, venait de lancer le chantier de sa nouvelle centrale solaire de 75 MW dans l’Uttar Pradesh. Dans un premier temps, l’entrepreneur général des services d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction («EPC») choisi par SolarArise finalisera la conception et l’aménagement du poste de sortie sur le site du projet, puis mobilisera le personnel nécessaire pour commencer les travaux. Les activités en cours portent sur les études de sol, la topographie, l’examen des voies de transmission et les tests de résistivité électrique.

Nick Parsons

Managing Director

Head of Research and ESG chez ThomasLloyd

Fondé en 2003, ThomasLloyd est une entreprise d’investissement et de conseil qui compte aujourd’hui parmi les leaders mondiaux de l’investissement équitable et durable et des financements en faveur du climat. L’entreprise siège à Zurich et administre actuellement, par le biais de plus de 250 collaborateurs répartis sur 17 sites en Amérique du Nord Europe et en Asie, plus de 4,1 milliards de dollars pour le compte de plus de 60 000 investisseurs privés et institutionnels

Contenu proposé par ThomasLloyd

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