La gestion des risques, valeur ajoutée pour les assureurs (étude Towers Watson)

La gestion des risques, valeur ajoutée pour les assureurs (étude Towers Watson)
Towers Watson 8e enquête sur la gestion des risques en entreprise, auprès des dirigeants et assureurs.

La 8e enquête du cabinet de conseil Towers Watson souligne que la gestion des risques en entreprise doit être intégrée au processus de décision stratégique pour créer de la valeur ajoutée. L’ERM est un partenaire stratégique pour les assureurs.
 

74 % des assureurs mondiaux interrogés pour l’étude Global Enterprise Risk Management Survey ont déclaré que la fonction de gestion des risques de l’entreprise (ERM) était un partenaire stratégique important, car générateur de valeur ajoutée, pour leurs dirigeants et les membres de leur comité de direction. En moyenne, le taux de satisfaction des assureurs par rapport à la performance de leur ERM a augmenté de 10 points sur les deux dernières années (63 contre 53 %), et même de 16 points en Asie-Pacifique (51 % contre 35 %). Chez les assureurs européens, ce taux de satisfaction a augmenté de 7 points pour passer à 69% sur la même période.


Une fonction à intégrer dans le processus de décision stratégique

Les compagnies dont la fonction ERM est bien intégrée au plan stratégique affichent des taux de satisfaction plus élevés (82 %) que celles qui n’en ont pas (53 %). De même, celles qui ont mis en place un cadre d’appétence au risque relié à des limites de risque spécifiques se disent plus satisfaites (76 %) que leurs homologues n’ayant pas prévu un tel cadre (50 %). L’étude montre également que, pour 7 dirigeants sur 10, une prise de décision basée sur une meilleure gestion du couple rendement et risque créera de la valeur pour les actionnaires. « Les compagnies qui recherchent une valeur stratégique dans leur fonction de gestion des risques — au lieu de n’utiliser l’ERM que pour des raisons de conformité réglementaire — ont tendance à se différencier de leurs pairs notamment parce qu’elles intègrent la gestion des risques dans leur processus de prise de décision stratégique dès le départ. Trop souvent, la direction incorpore la gestion des risques plus tard dans le processus, voire une fois le processus terminé, donc quand elle ne peut quasiment plus influencer les décisions importantes. », regrette Guillaume Beneteau, responsable du département assurance vie de Towers Watson en France.

Les exigences réglementaires, principal moteur de changement


Plus de 60 % des participants déclarent que les exigences réglementaires ont été le principal moteur de changement. Ce constat est particulièrement crucial pour l’Asie- Pacifique (72 %) et l’Europe (63 %), moins vrai pour l’Amérique du Nord (47 %). « Les assureurs avaient pris l’habitude d’appréhender l’ERM de manière plus stratégique uniquement lorsqu’ils devaient faire face à des pertes ou résoudre des problèmes particuliers dans l’entreprise, précise Guillaume Beneteau. Mais maintenant, à mesure que la gestion du risque évolue, les facteurs de recours à l’ERM sont plus positifs : on l’utilise par exemple pour maximiser les ressources limitées d’une compagnie en fonction des risques. » Les enjeux liés à la réglementation détrônent désormais les enjeux humains et représentent pour les assureurs la plus grosse difficulté qu’ils auront à surmonter cette année lors de la mise en œuvre de leur ERM.


Les assureurs européens en tête

Dans l’ensemble, les assureurs européens ont mieux réussi à intégrer la gestion du risque d’entreprise dans la plupart de leurs domaines d’activité, par rapport à leurs homologues d’Amérique du Nord et d’Asie- Pacifique. Ils déclarent notamment avoir bien plus intégré l’ERM dans leur évaluation de l’adéquation du capital (70 %) que leurs homologues en Amérique du Nord (51 %) et en Asie-Pacifique (45 %). Cette tendance vaut aussi en ce qui concerne leurs activités de fusions, acquisitions et cessions (54 %), ainsi que leur planification stratégique (59 %), tandis que les assureurs d’Amérique du Nord (avec respectivement 36 % et 34 %) et d’Asie-Pacifique (avec respectivement 26 % et 27 %) accusent, en comparaison, un retard dans ces domaines.

Pas de risque isolé

L'étude souligne que le risque ne s’envisage pas isolément. Il s’inscrit dans chaque activité de l’entreprise. « Si votre directeur de la gestion des risques n’a pas une vision très claire des objectifs de l’entreprise et de l’équilibre idéal entre risque et rendement pour atteindre ces objectifs, vous n’optimiserez pas votre programme ERM, conclut Guillaume Beneteau. En revanche, en adoptant une approche très stratégique de la gestion des risques, les assureurs peuvent souvent contourner certains des risques auxquels ils sont exposés, ou même créer de nouvelles opportunités. »

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