Les pays émergents mènent une lutte acharnée contre le réchauffement climatique

Les pays émergents mènent une lutte acharnée contre le réchauffement climatique

Bien que les efforts de l’Union européenne et des États-Unis pour lutter contre le changement climatique soient largement mis en valeur, le rôle des pays émergents dans la transition climatique est également significatif et mérite d’être souligné. 

Les pays émergents risquent en effet d’être fortement touchés par le changement climatique et, étant donné leur propension plus élevée à adopter de nouvelles technologies ainsi que la présence réduite d’infrastructures traditionnelles, devraient poursuivre des politiques plus proactives pour faire face aux défis du changement climatique. Alors que la Chine, et plus récemment l’Inde, ont adopté des objectifs de zéro émission nette, nous prenons conscience des efforts fournis par des pays habituellement moins associés à la transition verte.

Des capacités en énergies renouvelables démultipliées

La Chine, dont les efforts environnementaux se manifestaient auparavant sous la forme de « restrictions hivernales », a récemment réorienté sa politique vers la promotion de technologies vertes telles que les énergies renouvelables et les véhicules électriques (VE). La Chine a longtemps dû faire face à de graves problèmes sanitaires liés à la pollution : en 2015, aucune de ses provinces ne respectait les normes de qualité de l’air de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)1.

La première réponse de la Chine a été de fermer les usines les plus polluantes pendant la saison hivernale, ce qui a eu un impact positif mais de courte durée sur la qualité de l’air et a affecté l’activité économique. La Chine s’est ensuite rapidement lancée dans la recherche d’une solution à long terme plus viable, en fixant des objectifs plus ambitieux en matière d’énergies renouvelables et de véhicules électriques. Des politiques ont été mises en place pour soutenir ces secteurs, et plus récemment, le 14e plan quinquennal a mis en avant le changement climatique et la transition énergétique comme des priorités pour le gouvernement. Aujourd’hui, la Chine possède la plus grande base installée d’énergies renouvelables, avec plus de 1 000 GW2, et est à l’origine de 40 % de l’augmentation de la capacité mondiale en énergies renouvelables entre 2015 et 20203. Le pays est également devenu un acteur majeur au niveau mondial. À titre d’exemple, la Chine fournit désormais plus des trois quarts des panneaux solaires dans le monde4, et grâce à la taille de son industrie solaire, a été en mesure de faire baisser les prix et permis au solaire d’atteindre la parité réseau (le prix de l’électricité solaire est le même que l’électricité du réseau) dans de nombreux pays.

La Chine possède également le plus grand marché pour les véhicules électriques en termes d’unités et a atteint en 2021 un taux de pénétration de 20 %, supérieur à son objectif pour 20255. Bien que le solaire et les véhicules électriques soient les fers de lance de la transition énergétique en Chine, le gouvernement envisage également le déploiement d’autres technologies. Le raffineur de pétrole Sinopec construit actuellement la plus grande usine d’hydrogène vert au monde, qui devrait être opérationnelle en 2023. Selon China Hydrogen Alliance, l’hydrogène pourrait représenter 20 % du mix énergétique chinois d’ici 2060. Le soutien du gouvernement a conduit à la création de champions nationaux, avec des aspirations mondiales. Longi Green Energy Technology, le plus grand fabricant de modules solaires au monde, vend ses produits dans le monde entier et génère 40 % de son chiffre d’affaires en dehors de la Chine. CATL, qui est également devenu le premier fabricant de batteries pour véhicules électriques avec une part de marché mondiale de 32,3 %, fournit les constructeurs automobiles chinois mais également BMW, Hyundai et Tesla.

L’Inde garde un œil sur l’avenir

L’Inde est également confrontée à des problèmes liés à la pollution (le pays compte 35 des 50 villes les plus polluées6), mais la transition énergétique est également essentielle pour réduire sa dépendance aux importations de pétrole. L’Inde est actuellement le 3e plus grand importateur de pétrole au monde7, et s’emploie à diversifier son mix énergétique. À ce titre, le gouvernement indien encourage l’utilisation du gaz naturel, à la fois à des fins industrielles et de transport. Des métropoles telles que Delhi ou Mumbai ont adopté une législation qui oblige les transports publics, notamment les bus et les taxis, à utiliser le gaz naturel. Compte tenu de l’écart de prix entre le GNC (gaz naturel comprimé) et l’essence, de nombreux Indiens adoptent également les voitures au GNC. Maruti Suzuki, le plus grand constructeur automobile indien avec près de 50 % de parts de marché, a annoncé lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre de l’exercice fiscal 2022 que les voitures GNC avaient atteint un taux d’adoption de 15 % et représentaient plus de 40 % de son carnet de commandes.

Mais bien que l’Inde encourage le gaz naturel dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique, elle garde également un œil sur l’avenir. En effet, le pays enregistre un essor significatif des énergies renouvelables, qui représentent déjà 39 % de sa capacité énergétique installé8 (équilibrée entre éolien, solaire et hydraulique). Alors que sa capacité totale atteignait 151 GW à la fin de 2021, l’Inde s’est fixé pour objectif de plus que tripler ce nombre et d’atteindre 475 GW d’ici 20309. Dans le cadre de ses efforts pour devenir plus autonome, l’État indien a également mis en place un programme de subventions de plus de 3 milliards de dollars US pour construire une chaîne d’approvisionnement solaire localisée. Il profitera à des entreprises telles que Reliance, Adani et Tata qui ont réalisé d’importants projets d’investissement dans le secteur. Reliance Industries se démarque tout particulièrement : sans doute l’entreprise la plus emblématique d’Inde, cette compagnie pétrolière, qui s’est transformée au cours des 10 dernières années avec des investissements dans les télécommunications et le commerce de détail, a fait des énergies renouvelables sa nouvelle ambition et a récemment annoncé un investissement de 10 milliards de dollars US sur les 3 prochaines années pour construire 4 giga-usines dédiées à l’écosystème des énergies renouvelables.

Le Brésil a identifié les biocarburants dans sa stratégie

La part des énergies renouvelables dans le mix électrique du Brésil est déjà élevée à plus de 80 %10, essentiellement grâce à l’hydroélectricité (65 % du mix électrique du Brésil) produite par son important réseau fluvial. Le Brésil a également identifié le biocarburant dans le cadre de sa stratégie pour atteindre la neutralité carbone. Déjà l’un des principaux acteurs de l’industrie des biocarburants, le pays est actuellement le 2e producteur derrière les États-Unis11. Les biocarburants représentent 25 % des carburants de transport au Brésil12 et devraient progresser davantage étant donné le soutien de l’État. À l’heure où l’impact environnemental des biocarburants fait l’objet de débats, l’industrie travaille à la deuxième génération de biocarburants, qui utilise des matières premières non alimentaires et en particulier des déchets. Raizen, la coentreprise entre Cosan, le producteur brésilien de sucre et d’éthanol, et Shell, fait partie des rares entreprises au monde à produire la deuxième génération de bioéthanol à l’échelle commerciale. Ce biocarburant, produit à partir des sous-produits de la canne à sucre (bagasse et paille), réduit l’empreinte carbone de 35 % par rapport aux biocarburants de première génération13. Avec le lancement d’une deuxième usine en 2023, Raizen triplera sa capacité en biocarburants de deuxième génération.

Les pays émergents contribuent maintenant de manière significative à la lutte contre le changement climatique et ont développé une industrie locale qui offre de nombreuses opportunités d’investissement intéressantes. À ce titre, nous sommes convaincus qu’une exposition aux entreprises des marchés émergents au sein de cette thématique est essentielle.

Mars 2022. Le présent document est émis par Edmond de Rothschild Asset Management (France). Ce document n’a pas de valeur contractuelle, il est conçu exclusivement à des fins d’information. Toute reproduction ou utilisation de tout ou partie de son contenu est strictement interdite sans l’autorisation du Groupe Edmond de Rothschild. Les informations sur les valeurs ne sauraient être assimilées à une opinion d’Edmond de Rothschild Asset Management (France) sur l’évolution prévisible desdites valeurs et, le cas échéant, sur l’évolution prévisible du prix des instruments financiers qu’elles émettent. Ces informations ne sont pas assimilables à des recommandations d’acheter ou de vendre ces valeurs.

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[1] Source : OMS.
[2] Source : Administration nationale de l’énergie.
[3] Source : AIE.
[4] Source : BloombergNEF.
[5] Source : Association chinoise des voitures particulières.
[6] Source : IQAir.
[7] Source : The World Factbook.
[8] Source : Ernst & Young.
[9] Source : Ministre de l’Union pour l’électricité et les énergies renouvelables.
[10] Source : Gouvernement du Brésil.
[11] Source : IRENA.
[12] Source : AIE.
[13] Source : Raizen.

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