Generali/Mediobanca : fin des hostilités

La bataille déclenchée fin février autour des Assurances Generali par le groupe bancaire transalpin Unicredito s'est conclue plus vite que prévu.
Les grands actionnaires de Mediobanca qui s'étaient lancés à l'attaque du lion de Trieste, afin d'atteindre à travers lui la banque milanaise, c'est-à-dire le principal actionnaire de Generali (13,93%), ont préféré déposé les armes. Le camp des « rebelles » emmené par les principales banques de la péninsule a, en effet, trouvé un compromis avec le camp des « Français », guidé par Vincent Bolloré.Avec la bénédiction de son ami Antoine Bernheim, président de la compagnie de Trieste, le financier breton avait noué depuis des années d'importants liens avec Vincenzo Maranghi, l'administrateur délégué de Mediobanca, dont il était devenu le nouvel allié privilégié. Un allié qui, néanmoins, ne faisait pas partie du sérail, puisqu'il figurait de manière très limitée dans le pacte d'actionnaires de l'institut milanais (0,91%). Du coup, sa montée en puissance dans la banque italienne était plutôt mal vue. D'autant qu'il était considéré un peu comme un « ennemi » étranger venu mettre la main sur des biens italiens...Autant dire que face à l'offensive des deux principaux actionnaires de Mediobanca, les banques Capitalia et Unicredito détenant 18% du capital à elles deux, face au large soutien qu'elles sont parvenues à ratisser auprès de la plupart des autres banques transalpines et surtout, face à leur détermination d'en finir avec le capitalisme « opaque » pratiqué par Vincenzo Maranghi, Vincent Bolloré ne pouvait guère soutenir plus longtemps ce dernier. De fait, lâché par son allié français, l'administrateur délégué de Mediobanca a dû se résoudre à jeter l'éponge. Réunis lundi en une assemblée, qualifiée « d'historique » par la presse transalpine, les actionnaires de la banque d'affaires ont tourné sans trop de regret cette page d'un capitalisme à l'italienne qu'ils espèrent révolu. C'est Gabriele Galateri di Genola, ancien administrateur délégué de Fiat et d'Ifil, le holding financier de la famille Agnelli, qui le remplace. Tandis que l'accord conclu la semaine dernière, pour la mise en place d'un nouveau pacte d'actionnaires, a été entériné. Ce pacte contrôlera désormais 60% du capital de Mediobanca contre 46,9% auparavant. Il prévoit notamment la baisse des participations de Capitalia et d'Unicredito de 18% à 12% au bénéfice de nouveaux partenaires bancaires italiens. Il fait par ailleurs la part belle aux Français, puisqu'ils peuvent enfin entrer dans ce nouveau pacte, leur participation, limitée à 10%, se partageant entre Vincent Bolloré (5%), qui entre au conseil d'administration, et ses alliés (Groupama, etc.). Autre nouveauté : les décisions prises au sein de ce pacte ne nécessiteront plus l'impossible majorité de 75% comme auparavant mais de 65%. Hormis deux exceptions. Pour les décisions stratégiques, une majorité de 67% du pacte sera nécessaire, tandis qu'il faudra 80% pour la nomination des dirigeants de la banque. Les investisseurs Français s'en tirent d'autant mieux, qu'ils sont parvenus à obtenir le maintien d'Antoine Bernheim à la tête de Generali et l'allongement de son mandat pour trois ans. Quant à Mediobanca, elle reste dans le cadre de cet accord l'actionnaire de référence du lion de Trieste, les trois banques italiennes « rebelles » s'étant engagées à réduire leur participation dans le capital de la compagnie.

Dominique Muret à Milan

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