Assurance vie : le Sénat s’interroge sur le démarrage difficile de l’eurocroissance

Assurance vie : le Sénat s’interroge sur le démarrage difficile de l’eurocroissance
L'assurance vie reste dans la ligne de mire des Sénateurs.

Les débuts difficiles de l’eurocroissance qui collecte à peine 100 M€ par mois, mais aussi l'environnement de taux bas ou l'assurance vie luxembourgeoise ont été évoqués début mai par les sénateurs en commission des Finances.

Les premiers chiffres publics sur l’eurocroissance font état d'un lancement commercial poussif de ce nouveau contrat pourtant considéré comme l'assurance vie du XXIème siècle : «Son démarrage reste modeste, la collecte représentant environ 100 M€ par mois, pour un stock s’élevant aujourd’hui à 1,5 Md€ compte tenu des contrats existants qui ont été transformés», a déclaré Thomas Groh, sous-directeur des assurances à la direction générale du Trésor. Il était auditionné le 6 mai 2015 en commission des Finances du Sénat.

Le transfert de richesse toujours à l'étude

Le transfert de richesse qui pourrait améliorer son attractivité est encore à l'étude. Il consiste à «transférer une certaine quote-part de richesse, afin qu’une personne qui aurait investi dans un fonds euros et qui opterait aujourd’hui pour un fonds eurocroissance puisse “emporter” avec elle une quote-part de performance latente du fonds euros, qu’elle perdrait dans le droit actuel si elle quittait cet actif général», précise le sous-directeur des assurances.

Pierre de Villeneuve, pdg de BNP Paribas Cardif, qui était également auditionné, explique ces débuts difficiles et se montre néanmoins optimiste : «Le contrat eurocroissance est un produit difficile à mettre en œuvre. Il nécessite une informatique adaptée. Beaucoup de compagnies d’assurances ne l’ont donc pas encore lancé. Ceci doit être fait courant 2015. […] Les chiffres futurs seront bien supérieurs.»

Ajuster les rendements des fonds euros

La commission des Finances du Sénat s’est aussi penchée sur la nécessité pour les assureurs d’adapter la rémunération des fonds euros : «Il est impératif que les assureurs ajustent la revalorisation des contrats d’assurance vie pour préserver leur solvabilité», a indiqué Sandrine Lemery, secrétaire générale adjointe de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

De son côté, Thomas Groh a rappelé que «les assureurs doivent maîtriser l’évolution de la rémunération des fonds en euros, afin d’inciter les souscripteurs à choisir d’autres supports.»

Vigilance sur l'assurance vie luxembourgeoise

Les sénateurs se sont également inquiétés des risques de requalification fiscale des contrats d’assurance vie luxembourgeois, de la non-application aux contrats étrangers des nouvelles règles sur l’assurance vie en déshérence et a rappelé la nécessité pour l’ACPR de contrôler la présentation des avantages supposés de l’assurance vie luxembourgeoise, notamment en matière de sécurité.

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