Automédication : l'UFC-Que Choisir épingle les pharmaciens

Automédication : l'UFC-Que Choisir épingle les pharmaciens

Alors que l’automédication représente un tiers des dépenses de médicaments des Français, l’UFC-Que Choisir a rendu public les résultats de la réactualisation de son enquête de 2009 sur le sujet qui stigmatise un manque de conseil des pharmaciens, une concurrence « anesthésiée par l’opacité des prix » et une « inquiétante fièvre tarifaire ».

Conseil déficient

Les pharmaciens invoquent leur qualité de professionnel de santé pour justifier leur monopole, mais ne respectent pas leur devoir de conseil, critique l’association de consommateurs. Elle explique que cela a été le cas de près d’une pharmacie enquêtée sur deux (48%) lors de la délivrance, pour la même personne, de deux médicaments incompatibles (Aspirine et Rhinureflex, qui contient de l’ibuprofène).

Du simple au quadruple

Seule 1 pharmacie enquêtée sur 2 propose un affichage lisible du prix des médicaments vendus derrière le comptoir. Et 89% des officines ne se plient toujours pas à l’obligation de 2003 d’information des consommateurs sur la liberté de tarification des médicaments non remboursables. Enfin, la concurrence ne favorise pas la baisse des prix, qui font le grand écart. L’UFC-Que Choisir cite l’exemple de l’aspirine UPSA Vitamine C 330 mg, achetée à des prix variant de 1,30 € à 4,95 €, soit un écart de près de 1 à 4.

Vive les supers et hypers

L’association estime que la mise en vente de certains médicaments devant le comptoir, autorisée en 2008, n’a pas eu « les vertus tarifaires annoncées ». Elle pose la question de « la pertinence d’une libéralisation encadrée de la distribution des médicaments sans ordonnance en parapharmacies et dans des espaces dédiés en grandes surfaces ».

En conclusion, l’UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics : l’interdiction de la publicité sur l’automédication auprès du grand public en dehors des lieux de vente, la présence d’un encadré consacré aux interactions à éviter et aux contre-indications principales figurant sur toutes les boîtes des médicaments accessibles sans ordonnance, l’ouverture de la distribution de l’automédication aux grandes surfaces et parapharmacies, sous la surveillance impérative d’un pharmacien diplômé.

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