[DOSSIER] Climat 2015 : le rendez-vous de la dernière chance ! 6/7

Climat : il reste « peu de temps » aux décideurs pour agir (Giec)

Climat : il reste « peu de temps » aux décideurs pour agir (Giec)

A un an de la grande conférence sur le climat, à Paris, le Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a publié un 5e rapport d'évaluation des changements climatiques tout aussi alarmant que les précédents. Au-delà des mises en garde, l'organisme international estime qu'il est encore temps de limiter le réchauffement climatique avant que la situation ne devienne irréversible. A condition d'agir vite.

Enième mise en garde du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). A l’occasion de la publication de son cinquième rapport d’évaluation sur les changements climatiques à l’œuvre, son président, Rajendra Kumar Pachauri, a planté un décor à tout le moins alarmiste de la situation : «Nous disposons de peu de temps avant que la conjoncture permettant de limiter le réchauffement à 2°C ne prenne fin.» Et de compléter : «Pour que nous ayons une bonne chance de rester au-dessous de 2°C à un prix gérable, nos émissions, sur le plan mondial, devraient diminuer de 40% à 70% entre 2010 et 2050, et tomber à 0% ou moins d’ici 2100. Nous avons cette possibilité, et le choix nous incombe.»

2010, année record d’émission de gaz à effet de serre

Le rapport confirme un postulat largement admis auprès de l’opinion publique et de la communauté scientifique, exception faite des «climatosceptiques» : les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d’autres facteurs anthropiques ont été la cause prédominante du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle. Pour preuve : les énergies fossiles et l’industrie ont représenté 78% des émissions de GES entre 1970 et 2010, année record, avec 49 gigatonnes d’équivalent CO2 émis.

Conséquence de ce phénomène : les précipitations aux latitudes moyennes de l’hémisphère Nord se sont intensifiées, l’acidité des océans a augmenté de 26% et la température globale à la surface de la planète a gagné 0,85°C entre 1880 et 2012. «Selon notre évaluation, l’atmosphère et les océans se sont réchauffés, la quantité de neige et de glace a diminué, le niveau de la mer s’est élevé et la concentration de dioxyde de carbone a augmenté jusqu’à un niveau sans précédent depuis 800 000 ans», explique Thomas Stocker, coprésident d’un des trois groupes de travail du Giec.

Risques géopolitiques, économiques, naturels et sociaux accrus

Voilà pour le constat passé. Le rapport ne se montre guère optimiste pour les cinquante années à venir si l’homme ne s’efforce pas de maîtriser ces changements climatiques. En l’absence de nouvelles mesures, l’un des quatre scénarios modélisés par le Giec prévoit que la hausse globale des températures à la fin du XXIe siècle pourrait s’établir entre 3,7 et 4,8°C par rapport à la période 1850-1900.

Une évolution inquiétante susceptible d’accroître les risques géopolitiques, naturels, économiques et sociaux : sécurité alimentaire affectée notamment dans les régions dépendant de la pêche, baisse des rendements céréaliers (blé, riz, maïs) dans les régions tempérées et tropicales, baisse des ressources d'eau potable dans les régions subtropicales sèches, risques accrus dus aux inondations, glissements de terrain, tempêtes, hausse des déplacements de population…

Des raisons d’espérer

La situation n’est toutefois pas irréversible. «Nous avons les moyens de limiter les changements climatiques. Il existe de nombreuses solutions qui permettent un développement économique et humain continu», poursuit le président du Giec. Sans compromettre la croissance économique mondiale. Selon le scénario le plus ambitieux, une réduction massive de GES ne réduirait le taux de croissance mondial que de 0,006 point de pourcentage. «Mais ce qu'il manque, ce sont des politiques et des institutions appropriées», déplore Youba Sokona, coprésident d’un groupe de travail.

Lima, dernière escale avant Paris

La balle est désormais dans le camp des décideurs, gouvernements comme entreprises. Les membres du Giec auront l’occasion de mesurer rapidement les effets de leur cri d’alarme auprès des représentants de la communauté internationale. Et pour cause : en décembre prochain, la 20e conférence de l’Onu sur le changement climatique, dernier jalon avant le grand rendez-vous de 2015 à Paris, se tiendra à Lima, au Pérou. Cette échéance est en effet déterminante pour préparer l'accord de Paris. Il est notamment prévu que soit adopté le cadre du compromis sur lequel devront s'engager les 195 pays signataires de la convention climat.

L’assurance internationale mobilisée

En septembre dernier, l’Onu avait déjà réuni un sommet sur le climat, à New York. Sommet au cours duquel le secteur financier avait formulé une série d’engagements dans la perspective de Paris Climat 2015. En tant que partie prenante, l’assurance internationale, par la voix de la fédération internationale des coopératives et mutuelles d’assurance (Icmif) et de l’International insurance society (IIS), avait détaillé trois objectifs : créer un mode de gestion des investissements «verts» visant à intégrer le risque climatique dans le système financier international, doubler au niveau du secteur les investissements respectueux du climat, de 42 Md$ à 84 Md$, à fin 2015 et multiplier par 10, à horizon 2020, le montant placé dans les investissements «verts».

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