Climat : la banque et l’assurance réunies à Paris pour préparer la COP21

Climat : la banque et l’assurance réunies à Paris pour préparer la COP21
Durant toute la semaine, le secteur financier mondial se réunit à Paris afin d'expliquer leur contribution au changement climatique.

A l'occasion de la « Semaine pour le climat », qui se tient à Paris du 17 au 22 mai, les acteurs financiers privés dont le secteur de l'assurance seront amenés à expliciter leurs stratégies pour favoriser la transition énergétique. Et ce, à moins de 200 jours de Paris Climat 2015 (COP21).

Mieux vaut tard que jamais ! A six mois du lancement de la grande conférence environnementale de l’Onu qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris (COP21), le monde de la finance - banque et assurance - se mobilise dans la lutte contre le changement climatique.

Du 17 au 22 mai, à l’occasion de la « Semaine pour le climat », pas moins de 1000 décideurs économiques, investisseurs et décideurs politiques se réuniront au siège de l’Unesco à Paris. L’objectif : échanger les bonnes pratiques mais surtout mobiliser la sphère financière dans le financement de la transition énergétique. D’autant qu’elle joue un rôle de premier plan pour accompagner le passage d’une économie fossile à décarbonnée.

1000 Md$ par an nécessaires

Et pour cause : une étude du Word economic forum parue en 2013 évaluait à 1000 Md$ par an le montant des investissements nécessaires pour atteindre l’objectif de limitation à 2°C du réchauffement de la planète, seuil qui fait l’objet d’un consensus de la communauté scientifique et politique depuis 2009. Pourtant, et c’est là le paradoxe, le secteur financier n’est pas considéré comme acteur des négociations de la COP21 – round exclusivement politique – mais simple partie prenante.

Une plateforme d’engagement 100% assurance verra le jour

Point culminant de cette semaine, le secteur de l’assurance devrait annoncer au cours du « Climate Finance Day », qui se tiendra le 22 mai au siège de l’Unesco, le lancement d’une plateforme web.

Baptisée « Insurance industry commitments platform », elle vise à recenser les engagements des assureurs en tant qu’investisseurs institutionnels en matière de financement de la transition énergétique. Conçue par le programme environnement des Nations Unies (UNEP), elle sera mise à jour jusqu’à la tenue de la COP21 et fera l’objet d’un rapport remis aux négociateurs.

La conscience environnementale des assureurs émerge

Le rôle des assureurs dans la lutte contre le réchauffement climatique est double : d’une part, en tant que gestionnaire de risques par la promotion d’offres plus incitatives pour les activités faiblement émettrices ; d’autre part, en tant qu’investisseur institutionnel dans leur politique de gestion d’actifs. Sur ce deuxième point, les assureurs continuent de manifester un intérêt croissant pour les fonds ISR (investissement socialement responsable).

Selon les données du centre d’informations Novethic, les encours des fonds ISR se sont envolés de 31% en 2014 à 222,9 Md€ dont 182 Md€ pour les investisseurs institutionnels et 40,9 Md€ pour les particuliers (voir graphique ci-dessous). « Les investisseurs institutionnels, et plus particulièrement les assureurs, sont les moteurs du développement de la gestion ISR », note les auteurs de l’étude.

Encore des progrès à réaliser

Pour autant, gardons-nous bien de ne pas tomber dans l’angélisme. A en croire Novethic, qui a consacré en février dernier une synthèse sur la contribution des banques et des assureurs à l’économie verte, les marges de progression sont encore possibles. D’un point de vue méthodologique, le centre d’informations a réparti un panel de 32 compagnies d’assurance et groupes bancaires en quatre catégories en fonction de leur degré de contribution :

  • Les « leaders » : ING Group, Rabobank, RBS et Intesa Sanpaolo. Ces institutions présentent une communication étayée d’indicateurs précis sur les financements verts mais les communications sur le financement des énergies fossiles et les politiques d’engagement restent inégales.

  • Les « prometteurs » : Allianz, Deutsche Bank, HSBC, Crédit Mutuel, Lloyds banking group, Société Générale, Standard Chartered, BPCE, Crédit Agricole, Munich Re. La communication de ces établissements mériterait d’être précisée. Si toutes affichent un indicateur sur leurs financements verts, les informations sont de moindre qualité et l’offre de produits verts au niveau des métiers est généralement peu présentée.

  • Les « imprécises » : Commerzbank, Generali, BNP Paribas, UniCredit, Santander, Aviva, Zurich Insurance group, Mapfre, CNP Assurances, Axa, UBS, Credit Suisse, Barclays, BBVA, Aegon. Ces entreprises affichent des éléments de communication sur leurs financements verts mais ne couvrent généralement que des périmètres partiels. « Elles se cantonnent souvent à des actions pouvant être visibles mais dont l’impact est limité », pointe Novethic.

  • Les « silencieuses » : Nordea, Prudential, Talanx. Ces entreprises ne publient quasiment aucune information sur leur contribution à une économie verte, exception faite de Nordea qui communique sur sa politique d’engagement auprès des compagnies pétrolières.

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