COP21 : François Hollande appelle les entreprises à la rescousse

COP21 : François Hollande appelle les entreprises à la rescousse

A 81 jours du coup d’envoi officiel de la grande conférence de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Paris (« COP21 »), François Hollande a déroulé le tapis vert pour près de 450 invités issus de la société civile dont une soixantaine de chefs d’entreprise. Une opération séduction alors que le « financement reste l’un des fondements pour parvenir à un accord universel ».

Le « vert » à moitié plein. Ou à moitié vide. Tel était le sentiment qui prévalait au terme des trois heures de présentation en grande pompe - 450 invités triés sur le volet sous les dorures élyséennes - de l’organisation de la COP21, qui se tiendra à Paris-Le Bourget du 30 novembre au 11 décembre prochain. Lors de son discours de clôture, le président de la République, François Hollande a évoqué des « progrès minces, trop minces » face à des « incertitudes sur la volonté de créer des sursauts »

Progrès et lucidité à la fois

Parmi ces progrès, le chef de l’Etat a cité « la prise de conscience des enjeux climatiques par les sociétés civiles qui a considérablement réduit le camp des climatosceptiques. Autre signal positif : la Chine, les Etats-Unis et l’Europe, responsables de 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) ont présenté des feuilles de route volontaristes. » Voilà pour l’actif.

Au passif, en revanche, François Hollande appelle à rester « lucide » à trois mois du grand raout diplomatique : « 60 contributions nationales sur 198 pays participants ont été déposées, soit à peine le tiers. A ce stade, nous ne pouvons pas conclure que nous tiendrons l’objectif de limiter le réchauffement climatique en-deçà des 2 degrés. » Sans compter l’épineuse question du financement de la transition énergétique « l’un des fondements pour parvenir à un accord universel. »

Mobiliser le monde des affaires

Pour couvrir ces besoins de financement - évalués à 100 Md$ par an à compter de 2020 via le fonds vert pour le climat -, François Hollande compte sur la mobilisation des Etats, des acteurs publics au sens large, des institutions financières et des entreprises.

Face à la soixantaine de dirigeants de grandes entreprises (Engie, Elior, Veolia, Suez Environnement, Accor, Generali France), le président de la République a rappelé la nécessité de mobiliser le mondes des affaires et de la finance, l’ennemie d'hier : « Quand la finance intègre dans ses normes les enjeux climatiques, il y a une meilleure prise en compte de la réalité », a-t-il rappelé. Des choix d’investissements que les agences de notation ont également appris à davantage valoriser dans leurs critères d’évaluation. Et ce d’autant plus que Michel Sapin, ministre des finances, planche actuellement avec les institutions financières pour quantifier le risque carbone dans les politiques d’investissement.

La taxe sur les transactions financières prête pour la COP21 !

La taxe européenne sur les transactions financières (TTF), dite « taxe Tobin », c’est l’autre leitmotiv présidentiel sur le dossier du financement. Avec 10 autres de ses partenaires européens*, la France travaille à l’élaboration d’une taxe « à l’assiette la plus large » dont le produit sera affecté au financement de la transition énergétique.

Sans préciser les produits financiers concernés par ladite taxe, François Hollande a promis d’être « à l’initiative » tout en s’engageant « à ce qu’elle soit prête à l’occasion de la COP21 », fin novembre. Un défi temporel lorsque l’on sait que les négociations n’ont repris qu’en janvier dernier. La Commission européenne a pris position pour une taxe d'un montant de 0,1% sur les actions et obligations et 0,01% sur les produits dérivés, responsable entre autres de la crise financière de 2008. Une vision loin d’être partagée par le tour de table européen. Ni même par les représentants du secteur financier : « Nous défendons l’idée d’une taxe qui ne concerne pas que les onze Etats autour de la table mais l’ensemble de l’Union européenne et avec une assiette limitée », a déclaré Gérard Mestrallet, PDG d'Engie, par ailleurs président de Paris Europlace, association chargée de promouvoir l'attractivité de la place financière de Paris.

* Liste des onze pays européens engagés depuis 2012 dans une procédure de coopération renforcée : Belgique, France, Italie, Portugal, Espagne, Autriche, Estonie, Slovénie, Slovaquie, Allemagne, Grèce.

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