Dépendance : les assureurs du Sud sceptiques

Dépendance : les assureurs du Sud sceptiques

"Après tous les échanges des deux dernières années sur la question du financement de la dépendance, nous trouvions la thématique insuffisamment présente dans les discours des candidats. Nous avons donc voulu rappeler que le sujet restait à traiter", explique Thierry Clerc, président de l'Association Interprofessionnelle pour l'Assurance en Méditerranée (AIAM), qui réunit toutes les familles de l'assurance (compagnies, agents, courtiers, experts...) présente dans le Sud de la France. Le débat a eu lieu le 30 mars à l'Institut de Droit des Assurances d'Aix-Marseille, logé au sein de l'Université de droit d'Aix-en-Provence, devant un parterre d'une cinquantaine de personnes dont notamment des courtiers et des agents généraux. Or, les intervenants ne se sont guère montrés optimistes sur la perspective de décisions concrètes prochaines...

Pas de réforme en vue

"Je crains que la prochaine mandature évite de relancer le débat sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes, compte tenu de son coût dans un contexte économique très contraint. Il n'y aura pas de réforme du financement de la dépendance sans création de ressource supplémentaire. Toutes les pistes n'ont pas été explorées", estime Jean-Alain Margarit, président du syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées.

Les défis à relever restent pourtant incontournables, ainsi que l'a rappelé Pierre-Maxime Duminil, directeur général de la Praga-Cavamac : entre 2005 et 2050, le nombre de plus de 75 ans doit plus que doubler (de 5 à 11 millions), le coût de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) bondira de 5,5 Md€ aujourd'hui à 9 Md€ en 2040. "Il faut trouver 10 Md€ supplémentaires si l'on considère que la part des dépenses consacrées à la dépendance passe de 1,22% à 1,75% du PIB" assure-t-il, en se montrant partisan d'une solution "public-privé", où les assureurs pourraient tenir leur rôle.

Réduire les risques

Pour Sylvie Bonin, professeur en gérontologie, le développement d'actions de prévention doit permettre de réduire les risques de vieillir dans la dépendance. "Entre 1997 et 2010, la durée de vie avec dépendance a fortement chuté", souligne-t-elle, en arguant que les assureurs, là aussi, peuvent se montrer inventifs. Directeur des assurances de personnes à la FFSA, Gilles Cossic, admet, en citant des études canadiennes, qu'il existe effectivement des pistes à approfondir sur les effets, par exemple, de l'activité physique sur un bon vieillissement.

Lui aussi revendique une "articulation intelligente public-privé" qui rouvrirait une plus large perspective de solutions assurancielles au financement de la dépendance parallèlement au support de l'Etat et des collectivités territoriales. "Quand on parle de 5ème risque et plus de 5ème branche, je considère qu'on progresse dans la réflexion sur les modalités d'amélioration de la solvabilisation du système. A l'évidence, il faudra traiter le problème de la coordination. Mais il est dommage que les acteurs concernés prennent autant de temps pour avancer".

Jean-Christophe Barla, à Marseille

Emploi

Assistra

Mécanicien Automobile H/F

Postuler

Assistra

Mécanicien Industriel H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Conseil et représentation juridique du groupe ICF Habitat

Société Immobilière des Chemins de Fer

21 février

75 - SOCIETE IMMOBILIERE DES CHEMINS DE FERS

Programme d'intérêt Général de lutte contre l'habitat indigne Mission de Suivi..

Ville de Digne les Bains

21 février

04 - DIGNE LES BAINS

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Dépendance : les assureurs du Sud sceptiques

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié