Des franchises sur les médicaments peu efficaces

Les franchises serviraient-elles surtout à générer des économies au profit de la Sécurité sociale ? Une étude de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes), disponible sur le site www.irdes.fr, montre que ce dispositif n'a que faiblement encouragé les assurés à modérer leur consommation. Seuls 12 % de ces derniers ont modifié leur comportement à la suite de l'introduction d'une franchise de 0,50 € par boîte de médicaments en 2008. Une proportion qui passe à 14,3 % chez les personnes dont les revenus mensuels sont inférieurs à 870 € et 14,2 % pour les revenus de 870 € à 1 166 €. En revanche, elle tombe à 8,4 % pour les revenus supérieurs à 1 997 €.
Les franchises n'auraient donc guère rempli leur autre objectif de responsabilisation des patients.

De l'eau au moulin

Ces chiffres apporteront de l'eau au moulin de ceux qui reprochent aux franchises de porter atteinte à un accès aux soins équitable - quand bien même les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) en sont exonérés.

L'Irdes pousse le raisonnement plus loin, en soulevant plusieurs interrogations. L'efficacité des franchises et la notion même de responsabilisation supposent que « les individus sont des consommateurs éclairés qui choisissent leur consommation de médicaments au regard du coût des soins et de leur utilité ». Or c'est essentiellement le professionnel de santé qui détermine la nature des soins et leur quantité, rappelle l'Institut.

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