Deux pas en avant et un pas en arrière

Nos compatriotes préfèrent le canapé à la marche à pied, mais ils sont disposés à modifier leurs habitudes. Pas à pas. Tels sont les enseignements de la deuxième enquête Assureurs Prévention de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes).

DE PLUS EN PLUS INACTIFS

Pour ce qui est de l'activité physique et sportive, les Français avancent... à reculons ! En à peine un an, leur nombre moyen de pas effectué par jour a reculé de 9 017 en 2012 à 7 272 en 2013. Bien loin de l'objectif de 10 000 pas par jour fixé par l'Organisation mondiale de la santé. « La pluviosité élevée du printemps 2013 a constitué l'une des causes majeures de la sédentarisation des Français. Signe que les adaptations climatiques doivent être davantage prises en compte dans les études », précise Jean-François Toussaint, directeur de l'Irmes et membre du Haut conseil de la santé publique.

Les facteurs de l'inactivité sont aussi comportementaux. Comme en 2012, le manque de temps est resté le principal frein à la pratique de l'activité physique. À une nuance près : chez les seniors (65-75 ans), le manque d'envie est l'argument le plus souvent avancé pour justifier leur sédentarité.

UN PAS DE L'INTENTION À L'ACTION

Passé le constat, la deuxième partie de l'étude incite à l'optimisme. En dépit des freins, les Français se disent disposés à changer leurs comportements. Les deux tiers des sondés se déclarent « certainement et probablement » prêts à changer d'attitude au profit d'une activité physique ou sportive favorable à la santé.

Exprimer une intention est une chose, encore faut-il qu'elle se traduise dans les faits. Et sur ce point, les Français adoptent plutôt la politique des petits pas. « Le passage à l'acte est encore difficile, car l'intention est une variable cognitive. Toutes les bonnes résolutions ne se traduisent pas automatiquement en actions », souligne Philippe Sarrazin, directeur du laboratoire Sport et environnement social à l'université Joseph-Fourier de Grenoble. Des modèles scientifiques ont d'ailleurs identifié quatre déterminants d'une intention : la perception et la conscience des risques, les attentes de résultats, le sentiment d'efficacité personnelle et les normes sociales perçues. Sans compter que la propension au changement de l'individu dépendra également de son « stock disponible en ressources mentales », rappelle Philippe Sarrazin, c'est-à-dire sa capacité intrinsèque à mettre en oeuvre le changement. Un stock dont nous ne sommes pas tous dotés dans les mêmes proportions.

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