[DOSSIER] C’était en 2015 : de l’Association à la Fédération [...] 4/6

Fédération française de l'assurance : chantier interdit au public

Fédération française de l'assurance : chantier interdit au public

La construction de la fédération unique de l’assurance, qui doit regrouper à terme la FFSA et le Gema, avance à grand pas. Après les commissions de travail, les équipes dirigeantes des deux entités s’attellent à la composition du futur conseil exécutif.

Ne l’appelez plus Association française de l’assurance (Afa) mais bientôt Fédération française de l’assurance (FFA). Le chantier de la maison commune de l’assurance, qui réunira à terme la FFSA et le Gema sous une même bannière, aborde, en coulisses, l’ultime séquence de sa phase de construction amorcée en juillet 2014. Avec comme objectif d’arrêter, dans ses grands principes, l’architecture de la gouvernance à deux étages – un conseil exécutif à 23 membres et une présidence – au plus tard en janvier prochain. Cette question agite les deux syndicats professionnels depuis un peu plus de quatre mois. Dès septembre, une première liste des 18 plus importantes sociétés d’assurance du marché français avait été élaborée par l’Afa, avec la bénédiction des sociétés anonymes, pour composer le futur conseil exécutif. Trois critères ont été panachés pour élaborer ce classement : 100 % du chiffre d’affaires dommages, 33 % de la collecte brute en vie et 10 % du chiffre d’affaires à l’international. Sur cette base, les assureurs mutualistes – représentés par le Gema, la Fédération française des sociétés d’assurance mutuelle (FF SAM) et la Réunion des organismes d’assurance mutuelle (Roam) –, ont rapidement plaidé pour scinder ces « 18 gros » en trois groupes, selon les trois « familles » représentées : sociétés anonymes (dont un réassureur), bancassureurs et mutuelles d’assurance. Les termes même de « familles » ou de « pôles » suscitent d’ailleurs la polémique dans la profession. Au sein de la FFSAA, entité regroupant les sociétés anonymes de la FFSA, des voix s’élèvent « pour marquer leur hostilité à la reconnaissance de familles, en particulier celles des bancassureurs ». De leur côté, les mutualistes, emmenés par le Gema, plaident pour un regroupement identifié qui aurait vocation à rassembler tous les assureurs mutualistes. Pour y parvenir, la commission Jacquot – groupe de travail mis en place côté mutualiste et présidé par Patrick Jacquot (Mutuelle des Motards) – suggère toutefois au Gema de se dissoudre au profit d’une association à la dénomination plus large, pour intégrer l’ensemble des sociétés d’assurance mutuelle toutes tailles confondues, dont celles de la Roam. Cette association serait « à côté » de la FFA, tout en restant vraisemblablement adhérente.

Trouver sa place

Face aux craintes formulées par les « petits et moyens » sur une possible perte de représentativité, le bureau de l’Afa a consenti à leur réserver 5 sièges dans le conseil exécutif, hormis un réservé à un réassureur. « Si l’on veut que ce regroupement fonctionne, il est nécessaire d’embarquer tout le monde dans les nouveaux statuts, y compris les sociétés de taille petite et moyenne qui doivent être correctement représentées dans les instances. Nous devons en effet éviter que se construise “une CGPME de l’assurance” », souligne Stéphane Désert, directeur général de la Mutuelle de Poitiers. Autre concession, la composition des commissions de travail – où les petits et moyens sont nombreux à siéger – a été cristallisée jusqu’à fin 2018. Cette proposition doit encore être avalisée lors du prochain conseil de l’Afa, courant décembre. Mais c’est sans doute sur la présidence que les discussions actuelles sont les plus disputées. À ce stade, les projets de rédaction de statuts esquissent deux hypothèses très ouvertes. La première consisterait en une présidence exercée à temps plein, secondée de trois vice-présidents issus des trois familles. Dans ce schéma, la présidence ne peut être incarnée par un dirigeant en exercice. La seconde reposerait sur le principe d’une présidence, vraisemblablement tournante, confiée à un dirigeant en poste qui l’exercerait en marge de ses activités. Une construction proche de celle de la Fédération bancaire française (FBF). Le sujet est sensible. En effet, du choix de l’une ou l’autre des options découleront des candidatures bien distinctes. Dans la première, Bernard Spitz, actuel président de la FFSA ferait figure de favori. Dans la seconde, Pascal Demurger, actuel président du Gema et directeur de la Maif ou Thierry Martel, directeur général de Groupama, pourraient se déclarer. Preuve que la campagne électorale bat déjà son plein, au sein de chacune des familles, on brandit déjà la menace du veto en cas de candidature jugée contraire à ses intérêts ! Une arme de dissuasion massive à manier avec précaution.

La présidence, Trois candidats potentiels... mais officiellement non déclarés !

Bernard Spitz, président de la FFSA et de l’Afa.

 

Pascal Demurger, président du Gema et directeur de la Maif.

 

Thierry Martel, président de la FFSAM et directeur général de Groupama.

 

 

Un conseil exécutif de 23 sièges

  • 6 membres « sociétés anonymes » : Axa, Scor, Allianz, Generali, Aviva, SwissLife. Vice-président possible : Jacques Richier, PDG d’Allianz France.
  • 6 membres « bancassureurs » : CNP Assurances, Crédit agricole Assurances, BNP Paribas Cardif, Crédit Mutuel, Société Générale Insurance, Natixis Assurances. Vice-président possible : Pierre de Villeneuve, PDG de BNP Paribas Cardif.
  • 6 membres « mutualistes » : Covéa (Maaf, MMA, GMF), Sferen (Macif et Matmut), Groupama, Maif, AG2R La Mondiale, SMA. Vice-président possible : Pascal Demurger, président du Gema et directeur de la Maif.
  • 5 membres « petits et moyens » : Plusieurs noms circulent dont Macsf, Mutuelle de Poitiers, Monceau Assurances, Prévoir, CCR ou Swiss Re.

À noter que chaque vice-président disposera d’un droit de veto pour tout ce qui concernera les nominations internes comme externes. En cas de désaccord, on comprend, dès lors, les limites de ce droit. D’autant plus lorsqu’il s’agira de désigner le président de la FFA...

 

Les commissions de travail

  • Assurances de biens et de responsabilité
  • Assurances de personnes
  • Affaires sociales • Numérique
  • Affaires économiques et financières
  • Juridique
  • Développement durable • Réassurance
  • Lutte anti-blanchiment
  • Distribution

Dans chaque commission, le principe de parité s’applique entre les adhérents de la FFSA et du Gema, exception faite de la commission assurances de personnes (17 FFSA, 11 Gema).

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