[DOSSIER] ANI : de la généralisation de la complémentaire aux [...] 3/10

Généralisation de la complémentaire santé : les oppositions se font entendre

Généralisation de la complémentaire santé : les oppositions se font entendre
Laurent Ouazana, vice-président de l'Apac, association qui entend mobiliser les sénateurs contre la désignation d'organismes d'assurance pour gérer les régimes santé de branches

Après le vote de l'Assemblée nationale, l'Apac appelle la profession à "l'union sacrée", alors que des dirigeants mutualistes s'inquiètent d'une segmenation de la prise en charge à l'américaine.

L'adoption par les députés de la généralisation de la complémentaire santé, sans remise en cause des clauses de désignation en cas d'accords de branche suscite une vive réaction de l'Apac. Le vice-président de l’Association pour la promotion de l’assurance collective, Laurent Ouazana, se dit « particulièrement en colère » de cette décision « politique et pas du tout économique » de l’Assemblée nationale : « Le gouvernement n’a pas tenu compte de l’avis de l’Autorité de la concurrence. Il nous renvoie simplement à un décret qui devrait préciser les règles de transparence et de mise en concurrence. »

Une action globale et collective

Pour autant, pour lui, pas question de baisser les bras : « Nous allons dès aujourd’hui essayer de sensibiliser les sénateurs, avant le débat prévu le 17 avril.  Il faudrait même sans doute mener une action globale et collective pour se faire entendre. Toutes les familles du secteur doivent se réunir. J’appelle donc à l’union sacrée, avec notamment la FFSA, la FNIM (Fédération Nationale Indépendante des Mutuelles) et la FNMF (Fédération nationale de la mutualité française) ».

Une segmentation de la prise en charge

Du côté des mutuelles justement, les présidents d'Identités mutuelle, de la Mutuelle familiale et de Mutuelle UMC, à savoir respectivement Robert Lajoie, Léonora Tréhel et Jean-Claude Frey,  réagissent également à l'extension des contrats collectifs à tous les salariés. Dans un communiqué, ils estiment « au-delà des intérets propres à tel ou tel opérateur santé » que l'ANI du 11 janvier porte « un risque majeur, celui d'une segmentation » de la prise en charge, avec la création d'un «deuxième niveau obligatoire, autour des branches notamment  [...] » qui «pourrait favoriser le repli du premier niveau, ainsi qu'on peut le constater pour le système de retraites».

Le coût de la généralisation

Après avoir pointé le coût de la généralisation qui « représenterait 2,5 milliards d'euros d'exonération ou de perte de recettes supplémentaires», les dirigeants mutualistes souhaite «une mise à plat de la totalité des enjeux de la généralisation de la complémentaire dans le cadre plus large de l'examen de la réforme du financement de la protection sociale promise par le gouvernement pour 2013 ».

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Commentaires

Généralisation de la complémentaire santé : les oppositions se font entendre

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05/04/2013 10h:38

J'espère que la CSCA (Courtiers d assurances) va être également intégrée a cette "union sacrée" contre les clauses de désignation des organismes assureurs dans les CCN.En effet il ne faut pas oublier l'activité des courtiers d'assurances qui va être lourdement impactée par ces désignations.

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