Gérard Andreck ne brigue pas la vice-présidence de l’ACPR

Gérard Andreck ne brigue pas la vice-présidence de l’ACPR

En coulisse, il ne faisait pas mystère que le poste l’intéressait. Ou plutôt, l’aurait intéressé. Gérard Andreck, président de la Macif et du Gema, vient d’indiquer, à l’occasion de la conférence de presse de rentrée du Gema, qu’il ne briguait pas le poste de vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), poste laissé vacant par le départ de Jean-Philippe Thierry, annoncé le 30 août dernier. «Je ne suis pas candidat à la vice-présidence de l'ACPR », a-t-il indiqué très explicitement.

Sur le papier, Gérard Andreck avait tout du candidat idéal : excellent connaisseur du secteur de l'assurance, mutualiste, et tout juste âgé de moins de 70 ans (il les fêtera en juillet prochain)… De quoi satisfaire un casting compliqué, puisque le futur candidat accepte implicitement, pour des raisons évidentes de conflit d’intérêts, de lâcher tous ses mandats le rapprochant de près ou de loin de l’assurance et de la banque, y compris une fois son mandat à l’ACPR terminé. Pour mémoire, lors de la création de l'ACP, en 2009, les différentes familles de l'assurance s'étaient implicitement mises d'accord pour que le deuxième vice-président soit d'obédience mutualiste ou paritaire, puisque le premier était clairement issu de la FFSA.

Mandat écourté

Outre le fait que Gérard Andreck est en théorie encore occupé au moins jusqu’à l’été prochain à la Macif comme au Gema (ses deux mandats arrivent à échéance en juin 2014 ), le fait de ne postuler à l’ACPR que pour un mandat écourté l’a sans doute refroidi, tout comme beaucoup de candidats potentiels d'ailleurs.

Le texte de l’Ordonnance n° 2010-76 du 21 janvier 2010 portant fusion des autorités d'agrément et de contrôle de la banque et de l'assurance est en effet très clair : «Le mandat des membres est renouvelable une fois. Ils ne peuvent être âgés de plus de soixante-dix ans le jour de leur nomination ou de leur renouvellement. En cas de vacance d'un siège de membre du collège de l'Autorité pour quelque cause que ce soit, constatée par son président, il est procédé à son remplacement pour la durée du mandat restant à courir. Un mandat exercé pendant moins de deux ans n'est pas pris en compte pour l'application de la règle de renouvellement.» Même si la dernière phrase du texte laisse ouverte une éventuelle possibilité de rempiler pour 5 ans même à un vice-président âgé de plus de 70 ans, qui sait ce qui peut se passer en deux ans ? La tactique a sans doute été jugée trop risquée.

Alors que l’arrêté ministériel conjoint des ministres de l’Economie, de la Sécurité sociale et de la Mutualité - chargé d’entériner la proposition de vice-président émanant du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer -, se fait toujours attendre, l’idée d’une solution de continuité – par exemple, avec l’une des 4 personnalités qualifiées «assurance» au sein du collège – semble de plus en plus plausible pour la vice-présidence.

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