Intempéries : la production de vin attendue en baisse de 10%

Intempéries : la production de vin attendue en baisse de 10%
L'épisode de grêle du 17 août dans l'Hérault a touché 2000 hectares.

Le vignoble français a souffert des intempéries en 2016. La production s'annonce en baisse de 10% par rapport à celle de 2015, selon les estimations du ministère de l'Agriculture. L’assurance récolte reste peu répandue dans la filière viticole.

L'année 2016 aura été marquée par une série d'événements climatiques qui n'ont pas épargné le vignoble français.

Gel au mois d'avril en Champagne, en Bourgogne et dans le Val de Loire, épisodes de grêle survenus en Charente, en Bourgogne, dans le Beaujolais ou encore dans le Languedoc-Roussillon, mais aussi sécheresse sur le pourtour méditerranéen : autant de phénomènes qui ont perturbé, fragilisé ou endommagé la vigne.

Selon les estimations du ministère de l'Agriculture en date du 22 août 2016, la récolte de vin devrait s’établir à 42,9 millions d’hectolitres cette année, soit 10% de moins par rapport à 2015. Comparée à la moyenne des cinq dernières années, la baisse de production est évaluée à 7%.

Forte baisse de production dans le Val de Loire et en Champagne

Plusieurs bassins viticoles ont été particulièrement touchés. Dans le Val de Loire où le gel a sévi en avril, la production devrait chuter de 35%, avec des pertes pouvant atteindre 50% dans certaines zones. Même tendance en Champagne (-32% sur un an), région également touchée par le gel tardif. En Champagne, « le vignoble possède une semaine de retard sur la moyenne décennale » selon l'Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture.

Dans certaines zones, les événements climatiques ont été très violents. « Ce que nous constatons c'est que les événements climatiques ont tendance à être plus sévères que par le passé. Le dernier épisode de grêle dans l'Hérault a été particulièrement intense et a endommagé des surfaces importantes, occasionnant des pertes de récolte jusqu'à 100% », témoigne Jérôme Despey, viticulteur, secrétaire général adjoint de la FNSEA et président du conseil vin de France Agrimer.

peu d'exploitants assurés

Toute la difficulté pour les exploitants concernés par des pertes importantes sera de passer le cap. Peu de viticulteur sont couverts contre les aléas climatiques. Environ 18% des surfaces de production seraient assurées, malgré l'introduction fin 2015, d'un nouveau dispositif intégrant un contrat socle subventionné à hauteur de 65%.

Le système d'assurance est pourtant vertueux, selon Jérôme Despey, mais il est mal connu : « il faudrait en faire la promotion et y apporter des améliorations. » Points qui pourraient faire l'objet d'évolution, selon lui : le niveau de franchise (30% pour le contrat socle) et le mode de calcul du capital assuré.

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, doit se rendre dans l’Hérault, ce lundi 29 août, pour évaluer la situation des exploitants concernés par la grêle du 17 aout. Sur les 2000 hectares touchés par ce dernier épisode, près de 1000 auraient subi des pertes à 100%.

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