L’assistance médicale en berne en 2013

L’assistance médicale en berne en 2013
Plate-forme téléphonique d'assistance.

Le contexte économique a continué de peser sur le tourisme et l’assistance médicale et voyage en 2013, à en croire les chiffres publiés par le Syndicat national des sociétés d'assistance (SNSA). Sur l’un des métiers historiques du secteur, le chiffre d’affaires a connu une contraction de 9% par rapport à 2012, à 283 M€ pour 188 760 dossiers traités (-2,5%). En cause : 2,5 millions de Français ont renoncé à partir en vacances en 2013, selon le cabinet Protourisme, en raison du contexte de crise. Sans compter le boom des séjours dits «do it yourself» («Faites-le par vous-même») pour lesquels les voyageurs s’équipent peu en couverture des risques en assistance voyage.

Amélioration de la connaissance du consommateur

Malgré ce repli, l’assistance au sens large enregistre une nouvelle année de croissance avec une augmentation du chiffre d'affaires France de 7,2% (à 2,565 Md€) et 8,49 millions de dossiers traités (+3,9%). Au niveau mondial, l'activité des assisteurs français a, quant à elle, augmenté de 7%, à 6,369 Md€. Une tendance qui s’explique par «une meilleure connaissance des services inclus dans les contrats par les consommateurs et de compréhension des garanties», commente Nicolas Gusdorf, président du SNSA.

L'auto reste un moteur de la croissance

L’assistance automobile, qui pèse 60,5% du chiffre d’affaires français (1,549 Md€, à +8,4%), a continué de soutenir l’activité du secteur en 2013 avec 5,83 millions de dossiers traités (+0,1%). A la différence de l’année 2012, marquée par une importante vague de froid en février, l’année 2013 aura été rythmée par de brefs épisodes de froid.

Quant à la stabilité du nombre d’interventions, celle-ci s’explique par le vieillissement du parc automobile français, dont l’âge moyen est passé de 10,26 à 11,05 années pour les véhicules particuliers.

Les services à la personne portés par les évolutions sociétales

En repli l’an passé, l'assistance à domicile et les services à la personne ont repris des couleurs, en hausse de 14,8%, soit 455 M€ de chiffre d’affaires pour 1,232 million de dossiers traités. Cette inversion tient notamment au regain d’activité de l’assistance habitation (prestations d’électricité-plomberie), la téléassistance mais aussi des extensions de garantie des «blanc/brun/gris» (matériel électroménager, «le blanc» ; image et son, «le brun» ; matériel informatique, «le gris»).

En revanche, le SNSA s’inquiète de l’environnement fiscal et économique : «Les changements récurrents des règles fiscales ainsi que les augmentations de TVA, les variations des plafonds de déductions fiscales et des réductions sur les charges sociales encouragent le travail non déclaré au détriment des initiatives des professionnels», déplore Nicolas Gusdorf.

Solvabilité 2 : le SNSA interpelle Bruxelles

Le SNSA a, par ailleurs, pointé du doigt le nouveau calibrage proposé par les spécifications techniques de la directive Solvabilité 2 au motif  «qu'il ne correspondait pas au profil de risque de l'activité de l'assistance», précise Nicolas Gusdorf. L'instance a tenté d'interpeller Bruxelles sur ce nouveau mode de calcul qui pourrait générer un doublement des besoins en fonds propres. «Nous n'avons pas de risques longs et coûteux. Comparer la volatilité de l'assistance à celle de la RC nous semble être une erreur», souligne Nicolas Gusdorf.

En conséquence de quoi, le SNSA a demandé une correction technique sur la base de nouveaux coefficients. Or, malgré les signes encourageants de la Commission européenne et le soutien des directions du Trésor en France et en Italie, le syndicat n'a, à ce jour, pas obtenu de réponse.

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