L’Automobile Club Association opposé à la limitation de vitesse

L’Automobile Club Association opposé à la limitation de vitesse

Le débat sur la réduction de la vitesse autorisée sur les routes du réseau secondaire de 90 à 80 km/h refait surface. Quelques semaines après la proposition du Comité nationale de la Sécurité routière (CNSR), l’Automobile club association (ACA) a organisé, le 22 octobre dernier, une table ronde sur ce thème afin de faire entendre sa voix.

Didier Bollecker, président de l’ACA, souhaite notamment «une plus grande modularité des vitesses sur les routes françaises», considérant aujourd’hui que de trop nombreux accidents surviennent «non pas à cause d’un excès de vitesse mais par une vitesse excessive [en dessous des limitations de vitesse mais inadaptée]».

Une fronde contre la proposition du CNSR

Intervenant à la table ronde, Christian Gérondeau, président délégué à la mobilité et à l’environnement à l’ACA et ex-délégué interministériel à la Sécurité routière estime, par ailleurs, «qu’une baisse de la vitesse sur autoroute, qui représente 25% du trafic en France pour 143 décès, n’aura aucun impact».

Présent dans la salle, le député UMP du Val d’Oise, Philippe Houillon, s’est montré plus véhément vis-à-vis de l’idée avancée par le CNSR et partagée par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls : «La politique actuelle est d’une logique imbécile et traite les réalités faussement.» Le député de l’opposition a également rappelé qu’une baisse de la vitesse au volant entraînerait certes «moins de morts sur les routes mais ne règlerait pas un autre problème, celui de l’alcool».

Une baisse de 2 Md€ du PIB par an ?

Rémy Prud’homme, professeur économiste, a évalué les conséquences économiques d’une baisse de la vitesse de 10 km/h. Selon ses calculs, cette mesure rapporterait près de 1,3 Md€, soit 800 M€ imputables à la baisse des accidents et 500 M€ pour la réduction de la consommation de carburant. En contrepartie, une telle proposition coûterait environ 5,2 Md€. Un montant correspondant à la perte de temps en voiture et le manque à gagner qui en découle.

D’après les chiffres de l’Association des sociétés françaises d‘autoroute (Asfa), une baisse de la vitesse de 10% (et non 10 km/h) sur le réseau autoroutier génèrerait une baisse de 2 Md€ du PIB par an.

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 10 juillet 2020

ÉDITION DU 10 juillet 2020 Je consulte

Emploi

MNCAP

Responsable Contrôle interne et fonction clé gestion des risques H/F en CDI

Postuler

Mutuelle des Iles Saint Pierre et Miquelon Assurances

REDACTEUR H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

L’Automobile Club Association opposé à la limitation de vitesse

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié