L'existence de l'Afpen est menacée

L'existence de l'Afpen est menacée
Lionel Tourtier, délégué général de l'Afpen : « Il subsiste un noyau dur d'adhérents qui ne souhaitent pas voir l'association disparaître. Même si l'Afpen ferme, elle pourrait renaître sous une autre forme. » © DR

Les membres de l'association de promotion de l'épargne retraite pourraient voter sa fermeture en juin. La cause en est la désaffection des adhérents, qui plombe les comptes.

Alors que la retraite constitue l'un des sujets majeurs de l'élection présidentielle, l'Association française professionnelle de l'épargne retraite (Afpen) pourrait bientôt disparaître. Un plan de restructuration a été adopté le 14 décembre 2011, prévoyant le licenciement de deux des trois permanents. Lors de l'assemblée générale, en juin, les adhérents devront décider si l'association continue ou pas. « Si la réponse est négative, elle pourrait s'arrêter en septembre-octobre », prévient son délégué général, Lionel Tourtier.

L'Afpen vit exclusivement des cotisations de ses adhérents, tous des personnes morales. Parmi eux figurent de grandes entreprises (GDF-Suez, Lafarge...), des assureurs (Aviva, Axa...), des mutuelles (UMR...), des groupes de protection sociale (Malakoff-Médéric, ProBTP...) et des organisations professionnelles (CTip, FFSA, FNMF...).

Plus le feu sacré, donc moins de ressources

Alors que l'association comptait une centaine d'adhérents il y a trois ans, ils seraient une petite soixantaine aujourd'hui, et l'hémorragie continue. « Comme toutes les associations qui dépendent des cotisations de leurs adhérents, 2011 a été un exercice difficile. Des entreprises se sont retirées. Les administrateurs historiques ont dû apporter des subventions pour permettre à l'association de revenir à l'équilibre », explique Lionel Tourtier. Le paiement d'une « retraite chapeau » à l'ancien délégué général, Vincent Vandier, aurait également plombé les comptes, selon l'agence de presse AEF.

Surtout, le feu sacré aurait disparu. « Lorsque l'association a été créée en 1995, c'était à l'initiative de directions générales de grandes entreprises convaincues qu'il fallait développer l'épargne retraite en France, rappelle Lionel Tourtier. Depuis la loi " Fillon " de 2003 [NDLR : qui a instauré le Perco et le Perp], certains adhérents se sont moins impliqués, estimant que le plus gros avait été fait. » D'où le risque d'un vote négatif de l'assemblée générale en juin. « Il subsiste un noyau dur d'adhérents qui ne souhaitent pas voir l'association disparaître. Même si l'Afpen ferme, elle pourrait revivre sous une autre forme », estime Lionel Tourtier.

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