L'Isfa ausculte le rôle des actuaires en période de crise

L'Isfa ausculte le rôle des actuaires en période de crise
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La célébration des 80 ans de l'Isfa, le 4 juin à Lyon, a donné lieu à des échanges de haut niveau sur le rôle des actuaires et les limites des modèles quantitatifs dans la crise.

Depuis sa création, en 1930 à Lyon, l'Institut de science financière et d'assurances (Isfa) n'a cessé de conforter son statut de plus grande école française d'actuariat. « Nous formons chaque année une centaine d'actuaires, c'est-à-dire le tiers des jeunes diplômés arrivant sur le marché », explique Jean-Claude Augros, son directeur. L'Isfa a d'ailleurs formalisé le cadre juridique de son rapprochement avec l'Institut des assurances de Lyon afin de constituer une Maison de l'assurance et de l'actuariat.

Gardiens du temple, et de l'épargnant

Pour donner de l'écho à son message, l'institut a réuni 600 personnes pour une journée de débats à Lyon, le 4 juin. Elles ont ainsi pu entendre le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, rappeler que « le métier d'actuaire joue un rôle éminent au service de la gestion des risques, de la stabilité financière, comme de la protection de l'épargnant et de l'assuré ».

 Les équations n'empêchent pas les questions

De son côté, Jacques de Larosière, gouverneur honoraire de la Banque de France, a insisté sur le manque de contrôle des acteurs financiers, fustigeant la défaillance des superviseurs. « On parle beaucoup de réglementation, mais les plus grands dévoiements de la finance se sont produits alors que les règles existaient, et auraient été efficaces si elles avaient été respectées ».

Cela n'a pas empêché les tenants des mathématiques financières et de la modélisation quantitative de battre leur coulpe : « Les modèles permettent de gérer 90 % des situations. Mais en période de crise, il faut recourir à d'autres outils », a expliqué Michel Crouhy, président de la fondation Natixis pour la recherche quantitative. « À commencer par le bon sens, a insisté André Levy-Lang, professeur émérite à Paris-Dauphine. Un dirigeant doit savoir poser les bonnes questions pour évaluer un risque. »

Gourou des mathématiques financières, Nicole El Karoui est allée encore plus loin : « Tous les modèles sont faux ! a-t-elle asséné, mais ils peuvent nous aider à nous poser les bonnes questions. » La crise aura au moins eu le mérite de rappeler cette évidence.

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