Le Gema souhaite toujours une «amélioration du fonctionnement des comparateurs»

Le Gema souhaite toujours une «amélioration du fonctionnement des comparateurs»
Pascal Demurger, président du Gema, réaffirme la position du groupement face aux comparateurs d'assurances.

A l’occasion de la conférence annuelle du Gema, le 3 mars 2015, Pascal Demurger, son président, est revenu sur les voies d’amélioration qu’il souhaite voir apparaître dans le fonctionnement de la comparaison d’assurances en France.

La position du Gema est inchangée : les comparateurs doivent afficher plus de transparence et baser leur comparaison sur les garanties et non sur les prix. Depuis que la question de la comparaison occupe le marché de l’assurance, les mutuelles du Gema pointent toujours ces deux arguments comme un obstacle à leur arrivée sur les sites de comparaison.

Un sujet 2015

Néanmoins, le ton semble désormais plus fort et se justifie sans doute par la conviction que «les comparateurs pourraient être un sujet de grande activité en 2015», à en croire Pascal Demurger, président du Gema, qui prédit qu'ils «deviendront, à l’avenir, significatifs dans la chaîne de distribution de l’assurance». Il rappelle que, selon lui, il faut une amélioration notable de la manière dont les comparateurs fonctionnent. Soit davantage de transparence et surtout l’abandon de la seule comparaison sur les prix. «Ce n’est un service à rendre à personne que de ne comparer les contrats d’assurances qu’à partir des prix. Ni pour la profession, ni surtout pour les assurés, à qui on laisse croire que le prix est l’enjeu exclusif d’une bonne assurance, créant bien des déconvenues lorsque survient le sinistre

Alerter les pouvoirs publics

Soulignant la faible part de marché actuelle des comparateurs, le président du Gema estime cependant qu’il n’y a aucune raison à ce que le secteur de l’assurance soit le seul à échapper au phénomène de la comparaison. «Dans ce contexte, il est de notre responsabilité de sensibiliser les pouvoirs publics pour réguler cette montée en puissance», ajoutant qu’il s’agit là non pas d’une question de principe propre au Gema mais bien «d’un sujet de place».

Quelques avancées au niveau européen

Cependant, ce début d’année aurait déjà apporté quelques satisfactions aux mutuelles du Gema. Tout d’abord du côté de l’ACPR, qui, dans son journal daté de janvier, indiquait que «les comparateurs étaient les courtiers modernes donc soumis au devoir de conseil, à la transparence et à l’objectivité». Le deuxième motif de satisfaction vient du Parlement européen, qui, dans le cadre de DIA 2, a décidé de proposer l’intégration des comparateurs dans le champ de la directive. Selon le Gema, les conséquences sont importantes, puisque de ce fait, comme les autres intermédiaires, ils devront se soumettre aux règles de compétence, d’honorabilité, de transparence, de formation et au devoir de conseil. Enfin, ils devront expliquer l’usage qu’ils font des données personnelles recueillies. Ces avancées sont saluées par le président du Gema, qui souligne néanmoins leur insuffisance sur le front de la comparaison des garanties et des expériences client.

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