Les chantiers de l'unification

Les chantiers de l'unification

Lors de leur congrès national à Reims, les membres de la CSCA ont plébiscité à 95% le projet de réforme de la chambre qui conduira à la création d'un syndicat unifié.

En septembre 2012, le président de la Chambre syndicale des courtiers d'assurances, Dominique Sizes, revenait dans L'Argus de l'assurance sur la forme que pourrait prendre la nouvelle organisation de la CSCA (voir schéma) transformée en syndicat unifié. Ce projet est en passe de devenir réalité après l'assemblée générale ordinaire organisée lors du Congrès national de Reims, les 27 et 28 juin.

Les étapes clés

  • 27 juin 2013 : 95% des adhérents de la CSCA ont approuvé le projet de création d'un syndicat unique lors de l'assemblée générale ordinaire tenue au congrès national de Reims.
  • Deuxième semestre 2013 : Chaque syndicat composant la chambre syndicale va procéder à sa dissolution. Une assemblée générale extraordinaire votera ensuite les nouveaux statuts.
  • Premier trimestre 2014 : Le bureau national élira le président qui portera le nouveau visage de la CSCA.
  • 5 juin 2014 : Le prochain congrès national se déroulera à Paris et sera l'occasion pour le nouveau bureau d'annoncer les chantiers qu'il mettra en route.

Cette assemblée n'a donc eu d'ordinaire que le nom, puisque c'est à cette occasion que la commission travaillant sur ce changement de structure a soumis au vote le projet de nouveau statut et le règlement allant dans le sens de la création d'un syndicat unifié. Résultat : 95% des adhérents l'ont approuvé, un score qui, pour Alain Morichon, président délégué de la CSCA et président du Sfac, « n'est pas une réelle surprise. La démarche participative mise en place par le groupe de travail a permis de recueillir les souhaits de tous les syndicats composant la CSCA et d'obtenir une adhésion majoritaire à ce projet structurant ».

Des services pour tripler les adhésions

Concrètement, cette nouvelle organisation conduit à la dissolution de tous les syndicats membres. Une fois les nouveaux statuts de la chambre adoptés, ils retrouveront leurs champs d'interventions respectifs. Ils seront ainsi répartis en huit chambres régionales (l'Ouest venant compléter le dispositif) et en deux chambres catégorielles (transport maritime et courtiers grossistes). « Le principe qui guide la nouvelle organisation est celui de subsidiarité. Aussi, ce que ces chambres ne pourront ou ne voudront pas faire se reportera-t-il automatiquement au niveau national », insiste Dominique Sizes.

Pour autant, certains posent d'ores et déjà leurs conditions pour peser dans cette nouvelle organisation. Au Syndicat 10, on n'hésite pas à dire qu'avant quelque dissolution que ce soit, les courtiers grossistes « doivent absolument connaître les programmes des listes candidates à la présidence ». S'ils n'obtenaient pas satisfaction, ils pourraient bel et bien continuer en solo. Même s'ils ne semblent pas vouloir aller aussi loin, ils ne sont pas prêts à céder d'un pouce. « Nous ne présenterons sans doute pas de liste, explique l'un des plus impliqués dans le débat. Cependant, nous ferons connaître nos objectifs et projets pour les années à venir et nous choisirons parmi les candidats celui qui nous semblera le plus apte à les porter. »

Alors que l'actuel président, Dominique Sizes, a assuré ne pas vouloir se présenter à sa propre succession, un seul nom revient pour le moment régulièrement dans les propos des courtiers présents lors du congrès national, celui d'Alain Morichon, actuel président délégué de la CSCA, et président du Sfac et de l'Orias.

Ce programme structurel étant en bonne voie, l'heure de l'attractivité et de la représentativité doit aussi arriver. Tout du moins, c'est le souhait de Dominique Sizes. « Ce chantier d'unification a aussi pour but de rendre notre organisation plus lisible, attractive et opérationnelle », explique-t-il. Comptant aujourd'hui près de 1 000 cabinets de courtage cotisants, la CSCA voudrait très vite voir ce nombre tripler. Tel est l'objectif des commissions adhésion, nouveaux services et cotisations. Par ailleurs, voulant s'adresser de plus en plus aux courtiers de proximité, c'est-à-dire réalisant moins de 500 000 € de chiffre d'affaires, la chambre syndicale compte bien innover. « Nous voulons proposer des formations de vente et de marketing accessibles, en mettant notamment en place des modules d'e-learning », explique Dominique Sizes, qui revient également sur l'apport de l'extranet EDI-Courtage 2.0. « Cet outil permettra à ses utilisateurs d'effectuer une seule saisie. Comme c'est un service payant, une fois notre investissement remboursé, nous pourrons utiliser les bénéfices pour jouer sur le niveau des cotisations », continue-t-il. Car le nerf de la guerre se situe bien là. En effet, jusqu'à présent, les cotisations étaient réparties à 60% pour les syndicats et à 40% pour la CSCA, ce qui n'offrait pas à la chambre les fonds nécessaires pour mener à bien les nombreux chantiers de modernisation.

Rénover l'ensemble de la communication

Désormais, avec une « utilisation intelligente des fonds », comme se plaît à le dire Dominique Sizes, de nombreux projets devraient pouvoir aboutir. La communication en est un, qui se décline en trois thèmes : le congrès annuel, la Revue du courtage et le site Internet. Le premier va être ramené sur une seule journée, alors que la seconde pourrait bien muer afin de regrouper l'ensemble des publications régionales existantes. Enfin, aux dires mêmes du président, « le site actuel, construit en pelure d'oignon, est difficile d'accès. Il nécessite une refonte en profondeur ».

Ainsi les quatre chantiers cardinaux de la CSCA pour les mois à venir se résument en quatre mots : organisation, communication, cotisation et services. Quatre chantiers fondateurs d'un syndicat réunifié dès 2014.

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