Les maladies chroniques en ligne de mire

La Mutualité française vient de remettre à l'Élysée son projet d'expérimentation d'éducation thérapeutique en matière d'hypertension artérielle. L'assurance maladie, qui a lancé ce même type de programme sur le diabète, enregistre des premiers résultats encourageants.

Toutes deux soucieuses de renforcer l'efficience du système de santé, les assurances maladie obligatoire et complémentaire ont choisi le même levier d'action : les maladies chroniques. Comme elle s'y était engagée lors de son congrès de Bordeaux en juin dernier, la Mutualité française vient de remettre à la présidence de la République, mardi 2 février, un projet d'expérimentation dans ce domaine. Objectif : proposer une offre de services autour des maladies cardio-vasculaires.

De la prévention à la gestion globale

Le projet de la FNMF est centré sur l'hypertension artérielle (HTA), qui touche déjà dix millions de personnes en France et constitue à la fois une pathologie et un facteur de risque (accidents vasculaires cérébraux, infarctus du myocarde). Il va au-delà de la prévention telle qu'elle est déjà pratiquée par les mutuelles pour s'inscrire dans une démarche d'accompagnement et d'éducation thérapeutique. Des actions sont notamment prévues en matière d'activité physique, d'équilibre alimentaire ou de lutte contre la dépendance au tabac. L'expérimentation de la Mutualité pourrait démarrer dans le courant de l'année, en coopération avec l'assurance maladie obligatoire.

De son côté, cette dernière vient de présenter un premier bilan de Sophia, son programme d'accompagnement des personnes atteintes de diabète, qui a été lancé en mars dernier. Inspiré des approches de disease management répandues surtout dans les pays anglo-saxons, il vise à instaurer une gestion globale d'une pathologie à travers une offre de services.

Satisfaction générale

Dans le cas du diabète, la priorité est de prévenir les complications par la prévention. Et, selon une étude du Commonwealth Fund, la France accuse un certain retard en la matière : seuls 31 % des adultes diabétiques ont un suivi complet (hémoglobine glyquée, cholestérol, examens des pieds et du fond de l'oeil), contre 60 % à 70 % dans des pays comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas. Compte tenu du nombre de patients diabétiques (2,5 millions, dont 80 % en affection de longue durée), l'enjeu est de taille.

Le premier bilan incite l'Assurance maladie à poursuivre puisque, parmi les 53 000 personnes adhérentes à l'expérimentation, 80 % se déclarent satisfaites et 90 % estiment qu'elle les aide à mieux comprendre le diabète et ses complications. Autre motif de satisfaction pour Frédéric Van Roekeghem, directeur général de l'Assurance maladie : le fait que 70 % des médecins apprécient cet investissement de l'institution.

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