[DOSSIER] Mutualité française : les temps forts du congrès de [...] 3/8

Mutualité française : Thierry Beaudet reparle taxes devant Agnès Buzyn

Mutualité française : Thierry Beaudet reparle taxes devant Agnès Buzyn
Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, et Agnès Buzyn, ministre de la Santé

Le président de la Mutualité française a clos le congrès de Montpellier en revenant sur les craintes des mutuelles quant à l’impact du RAC 0 sur les cotisations et sur le poids des taxes qui pèsent sur les complémentaires santé.

Thierry Beaudet, président de la Mutualité française (FNMF), a clos vendredi 15 juin le 42ème congrès qui s’est tenu à Montpellier en revenant devant la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn sur les conséquences de la réforme du reste à charge zéro (RAC 0).  Il s’est dit « heureux que le moment du Congrès marque une étape importante de la réforme, par l’annonce des arbitrages des pouvoirs publics ». « S’il avait été de notre responsabilité de rédiger le texte final, le point d’arrivée aurait été différent », a-t-il ajouté, tout en saluant la méthode et un compris dans lequel les mutualistes « se retrouvent largement ».

Le président de la FNMF a répété ses craintes quant à un impact inflationniste du RAC 0 sur les cotisations. « Des mutualistes renoncent à des soins en raison d’un reste à charge trop élevé. S’ils devaient demain y renoncer en raison de hausses de cotisations, nous aurions collectivement échoué », a-t-il déclaré. Ajoutant que les cotisations «sont le reflet des prestations versées », M Beaudet a souligné qu’elles sont aujourd’hui « trop lourdement taxées ». « La fiscalité est un levier. Nous avons bien entendu le Président de la République nous dire que nous pouvons en parler », a-t-il poursuivi, en allusion aux propos d’Emmanuel Macron lors de l’ouverture du congrès.

Des allègements pour les établissements mutualistes

Alors que les discours du président de la FNMF et de de Mme Buzyn avaient visiblement été échangés préalablement, chacun faisant des allusions à l’autre, la ministre n’a pas répondu directement à M. Beaudet sur ce sujet sensible pour les mutualistes et tous les acteurs de la complémentaires santé. Dressant un bilan de son action et en rappelant les prochaines étapes, comme le plan grand âge esquissé il y a deux semaines, elle s’est attardée sur les problèmes de l’hôpital et des établissements de santé. Evoquant le plan de transformation du système de santé présenté en février dernier, elle n’a répondu aux interpellations de Thierry Beaudet  que sur le sujet de la baisse de certains tarifs des actes médicaux intervenue pour les établissements du secteur privé non lucratif  - dont les cliniques mutualistes font partie - en 2018, promettant « un nouveau cadre d’allègements généraux, très favorable au secteur non lucratif ».

Un deal qui sera en toute logique insuffisant pour les mutualistes, des avantages fiscaux accordés aux établissements gérés par des structures certes mutualistes, mais de livre 3 du code de la mutualité, ne pouvant compenser le poids de taxes pesant sur les mutuelles de livre 2 qui remboursent des frais de soins.

En cas de dérive des coûts liés au RAC 0, les mutualistes ne manqueront donc pas de demander des comptes dans le cadre du comité de suivi que les complémentaires santé ont obtenu. Ils ne sont d'ailleurs pas seuls en alerte sur ce sujet. Présent à une table ronde vendredi matin à Montpellier, Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie, a rappelé que les accords sur le dentaire, l'optique et l'audioprothèse, «sont construits sur des hypothèses de recours au RAC 0» et que le suivi sera «très important» pour compenser l'impact d'un faible recours aux dispositifs qui se mettront en oeuvre ou, a contrario, d'un recours important.

 

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