Mutualité – Île-de-France – Centres de santé : l'Utmif achève sa restructuration

Mutualité – Île-de-France – Centres de santé : l'Utmif achève sa restructuration
L'Utmif a dû fermer deux centres de soins parisiens, un Ehpad du Val-d'Oise et céder un magasin d'optique à la FNMF. © DR

Après la réorganisation de ses établissements, l'Union territoriale de la Mutualité d'Île-de-France doit encore tenir son plan d'économies et restructurer sa dette.

Avec un résultat prévisionnel 2013 proche de l'équilibre (1 M€ de déficit pour 59 M€ de chiffre d'affaires), l'Union territoriale de la Mutualité Île-de-France (Utmif) devrait bientôt voir le bout du tunnel. « Il faudra encore retrouver un équilibre réel et dégager du résultat », note André Geffard, son président depuis 2010.

300 000

. Le nombre de passages par an dans les centres de santé et les magasins de l'Utmif (dont 80% d'adhérents mutualistes et 8% de bénéficiaires de la CMU).

 

Cette structure, qui a repris les services de soins et d'accompagnement mutualistes (SSAM) après la séparation avec la Fédération mutualiste parisienne (FMP), revient de loin. « Le premier plan de rétablissement de 2009, construit pour l'ensemble du groupe FMP, était insuffisant pour les SSAM, et nous en avons mis en oeuvre un nouveau, baptisé Refondation, en février 2012 », précise André Geffard.

Cession ou fermeture des foyers de perte

Toutes les activités les plus déficitaires ont été purgées. Fermé lors de la rénovation du Palais de la Mutualité dans le 5e arrondissement parisien, le centre de santé de la rue Saint-Victor doit renaître prochainement. Mais il ne portera pas les couleurs de l'Utmif. C'est le groupe Matmut qui s'est engagé à investir plusieurs millions d'euros pour maintenir une offre médicale mutualiste de secteur 1 (tarifs de la Sécurité sociale) au coeur de la capitale.

Toujours à Paris, le cabinet dentaire du boulevard Saint-Germain a également été fermé, et ses trois fauteuils ont été transférés au centre du Moulinet dans le 13e arrondissement. Cet autre centre de santé polyvalent a lui aussi fait l'objet d'une réorganisation. Le nombre de spécialités médicales a été réduit, dans une volonté d'en limiter la dispersion : il y avait, par exemple, une consultation de dermatologie limitée à quelques heures par semaine. Aujourd'hui, outre la médecine générale, y subsistent quatre spécialités, l'angiologie, la cardiologie, la gynécologie et l'ophtalmologie. Le Moulinet comporte également un centre dentaire et un centre optique, ainsi qu'un plateau d'imagerie médicale complet, doté d'équipements de pointe (mammographie à microdose numérique notamment).

UNE OFFRE QUI RESTE LARGE

  • 2 centres médicaux, Le Moulinet (Paris 13e) et Roissy (Val-d'Oise)
  • 9 centres dentaires (57 fauteuils)
  • 17 magasins d'optique
  • 7 centres d'audioprothèse
  • 1 clinique (gérontologie et diététique) de 137 lits à Ennery (Val-d'Oise)
  • 1 établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de 162 lits sur le même site
  • 740 contrats de travail

L'Utmif s'est également séparée d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dont elle était gestionnaire à Montigny-les-Cormeilles (Val-d'Oise). Il a été cédé, l'été dernier, à FamiliSanté, un groupe spécialisé dans les maisons de retraite médicalisées et les cliniques de soins de suite. Autre cession, celle du magasin d'optique de la rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement parisien, face au siège de la Mutualité française. Il a été repris par Visaudio, l'enseigne d'optique et d'audioprothèse de la FNMF.

Entre la restructuration des différentes activités et celle du siège à Vincennes (Val-de-Marne), où les effectifs ont été réduits de 40%, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui s'est achevé l'an dernier, a concerné 130 personnes.

Renégociation des accords d'entreprise

« Ce qui n'est pas viable ne peut pas perdurer », explique le président de l'Utmif, tout en nuançant son propos au sujet des centres de santé. « Au Moulinet, par exemple, nous ne cherchons pas l'équilibre sur la seule activité médicale. L'objectif y est de trouver un équilibre global grâce à l'optique et au dentaire. » Entre les coûts liés à l'exercice de la médecine collective, ceux générés par le tiers payant (4 € environ par acte), les ressources contraintes par la pratique en secteur 1, les centres mutualistes connaissent un déficit structurel. Et ce n'est pas faute d'activité, puisque le centre du Moulinet tourne à plein.

Reste enfin des enjeux sociaux et financiers. Pour tenir l'objectif d'économies de 900 000 € par an sur la masse salariale prévu par le plan Refondation, la direction a dénoncé tous les accords d'entreprise et usages - qui accordaient des avantages largement supérieurs à la convention collective de la mutualité -, et leur renégociation est en cours.

« Notre dette reste un souci majeur, et une restructuration sera indispensable à terme », indique André Geffard. Le statut des créanciers, tous mutualistes, devrait toutefois faciliter un accord.

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