Bernard Spitz (FFSA) : « Nous ne pouvons pas gérer en temps réel la consommation de médicaments… »

Bernard Spitz (FFSA) : « Nous ne pouvons pas gérer en temps réel la consommation de médicaments… »
Bernard Spitz pour l'accès à l'open data...

Tandis que le projet de loi de santé arrive en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, le président de la Fédération française de l’assurance a prêché, le 19 novembre 2015, pour l’ouverture de l’accès, par la profession règlementée des assureurs, aux données publiques, notamment médico-administratives.


Lors de la conférence de l’Argus « Les start-up et l’assurance » qui s’est tenue le 19 novembre 2015 à Paris, Bernard Spitz a saisi le sujet central des débats – l’importance pour les compagnies d’assurance de rester dans la course à cause et grâce aux jeunes pousses - pour rebondir sur l’article 47 du Projet de loi de santé qui arrive mardi 24 novembre 2015 en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Quel rapport ? Cet article prévoit un encadrement toujours plus strict de l’accès des sociétés privées aux données de santé détenues par les administrations publiques, même anonymisées. Autrement dit, l’ouverture à l’open data régulièrement demandée par les assureurs – précisément pour rester dans la course… -, mais aussi par le Conseil national du numérique dans son rapport « la santé, bien commun de la société numérique », n’est pas vraiment à l’ordre du jour.

Une vision propriétaire de l'Etat qui freine les assureurs

Or, La France récupère chaque année quelque 17 milliards de data médico-administratives, « une ressource d’une grande richesse », souligne le CNNum, « insuffisamment exploitée ». Pour cause !

Aussi Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance (FFSA), a tenu à exprimer son incompréhension face à cette vision étatique « propriétaire » qui empêche effectivement les acteurs de l’assurance d’exploiter ces données publiques et, in fine, d’en tirer « un leadership mondial sur un certain nombre de sujets ».

La silver économie y gagnerait...

Parmi eux : la silver économie, c’est-à-dire l’économie au service des personnes âgées. « Chaque année, au Forum économique international des amériques, je constate que notre leadership naturel dans ce domaine perd de sa superbe ». Ce blocage règlementaire l'explique en partie. « Sans accès aux données publiques, nous ne pouvons pas gérer la consommation de médicaments en temps réel et les bénéfices que cela offrirait, par exemple, pour détecter un début d’épidémie ou un foyer géographique à risques sanitaires », glisse Bernard Spitz. « Nous sommes la 1ère profession règlementée à avoir mis en place un accord commun avec la CNIL.Si une profession devait bénéficier des soutiens des pouvoirs publics, ce serait la nôtre ! ».

D’autant que le champ d’application, de progrès et de développement est considérable : boîte noire dans les véhicules, lutte contre la fraude, intelligence artificielle, blockchain…  La FFSA continue donc à passer le message. A bon entendeur.

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