Résultats 2017 : la sinistralité climatique au plus haut depuis 2010

Résultats 2017 : la sinistralité climatique au plus haut depuis 2010
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Les événements climatiques ont généré 3 Md€ de dommages assurés. La FFA espère une réforme du régime cat’ nat’ pour le second semestre.

 

C’est une tendance qui se confirme depuis le début de la décennie : les événements climatiques pèsent de plus en plus lourd sur la sinistralité des assureurs dommages. En 2017, selon les chiffres publiés ce jeudi 15 mars par la Fédération Française de l'Assurance (FFA), ils ont généré 3 Md€ de dégâts, soit une hausse de 13% par rapport à l’année 2016 pourtant marquée par des inondations record dans le bassin de la Seine et de la Loire. Une facture au plus haut depuis 2010, année secouée par la tempête Xynthia.

2017 a été marquée par le cyclone sans précédent Irma, qui a ravagé les îles de Saint Martin et Saint Barthélémy, pour une facture totale de 1,83 Md€ de dommages assurés. Un sinistre majeur sur des îles sous-assurées (à 55% seulement pour les logements de particuliers) et difficiles d’accès, ce qui a entraîné un retard dans le processus d’indemnisation estimé à 50 jours par la profession. A ce jour, 75% des 25.000 sinistres provoqués par l’ouragan ont été réglés selon la FFA.

Hausse du coût des climatiques

Hormis cette catastrophe naturelle, les risques climatiques – tempête, grêle, neige – continuent leur progression. La part du climat dans les indemnisations versées en assurance dommages atteint ainsi 7,4% aujourd’hui contre 4% en 2012. Conséquence de cette sinistralité : le ratio combiné de la branche habitation repart à la hausse (96,6 en 2017, contre 93,6 en 2016). La branche auto, quant à elle, reste non profitable avec un ratio combiné de 102 (contre 105,4 en 2016), en raison notamment du coût des accidents corporels qui progresse de 4% par an depuis 2010.

La hausse de la sinistralité, en particulier climatique, devrait inévitablement se répercuter sur les tarifs. En descendant en cascade des réassureurs, dont les résultats ont été plombés par une série exceptionnelle de catastrophes naturelles à l’automne 2017, vers les assureurs. « Le chiffre d’affaires de l’assurance habitation est en hausse de 6%, dont 2% sont imputés à la hausse des tarifs. Cette augmentation est due aux événements climatiques », explique Stéphane Pénet, directeur de l'assurance de biens et responsabilité à la FFA. « Le marché de l’assurance dommages est très concurrentiel en France, ce qui plaide en revanche pour une modération tarifaire », nuance Arnaud Chneiweiss, délégué général de la FFA.

A en croire les projections – selon une étude menée par la FFA en 2015, la facture des événements climatiques devrait doubler à horizon 2040 (92 Md€) – cette tendance ne devrait aller qu’en s’accentuant. Preuve en est, la nouvelle série noire du début d’année 2018, marquée par des tempêtes hivernales Carmen et Eleanor (310M€) suivies de fortes pluies et d’inondations (180M€ estimés). Face à cette réalité, la profession souligne l’urgence de renforcer la prévention des risques climatiques. C’est l’enjeu de la réflexion ouverte par Matignon à l’automne dernier. « Le Premier ministre Edouard Philippe s’est emparé du sujet, ce qui est un geste fort », commente un cadre de la FFA.

Une réforme attendue de longue date

La profession espère voir aboutir au second semestre de cette année la réforme du régime de catastrophe naturelle, qu’elle réclame de longue date. Selon nos informations, aucun calendrier n’a toutefois été acté par le gouvernement. Pour l’heure, la réflexion a été confiée au Trésor qui anime une mission interministérielle sur le sujet. Trois réunions ont déjà eu lieu avec les parties prenantes et les représentants de l’assurance.

Ces derniers proposent d’inclure la prise en charge des frais de relogement dans le régime cat’ nat’. En effet, certains assureurs dommages ont à ce jour fait le choix de les prendre en charge, mais cette couverture n’est pas uniforme. Ainsi, le président de la FFA Bernard Spitz qui s’est rendu aux côtés du président de la République Emmanuel Macron dans la commune de Villeneuve Saint George touchée par les inondations a pu constater « un sentiment d’injustice » chez certains sinistrés. Sur la table, également, la question des franchises dans le régime cat’ nat’, fixées à 10% des dommages pour les TPE, mais qui s’avèrent trop lourdes pour des artisans ou commerçants, qui perdent parfois l’intégralité de leur outil de travail. La FFA plaide, en conséquence, pour un plafonnement de la franchise pour les TPE, une demande soutenue par les maires des communes touchées par les inondations. La réflexion suit son cours à Bercy.

Les chiffres de l’assurance  en 2017

Des cotisations en recul de 0,1%, à 208 Md€

Des prestations en hausse de 5,1% à 181 Md€

Santé

Chiffre d'affaires en hausse de 4%, à 11,86 Md€

Assurance vie

Collecte nette en recul, à 7,2 Md€ oont :

20 Md€ de collecte nette pour les UC, -12,8 Md€ pour les fonds euros

Cotisations vie et capitalisation : 131,5 Md€ (-1,8%)

Assurance de biens et de responsabilité

Des cotisations en hausse de 2,3%, à 54,4 Md€ dont 21,1 Md€ en auto, 10,5 en MRH, 6,4 en dommages entreprises, et 2,1 Md€ en construction

Des prestations en hausse de 1%, à 38,9 Md€

 

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